Le parfait amour, BREHAL Nicolas

le parfait amour

 

  • Poche: 160 pages
  • Editeur : Gallimard (14 mai 1997)
  • Collection : Folio
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070402231

L’HISTOIRE

 » Edith avait le don, que je jugeais diabolique, de la compassion. Elle me le prouva en me proposant gentiment de rester, de dormir dans la chambre de l’enfant. Elle ne voulait pas que je rentre en pleine nuit, ce n’était pas raisonnable. D’un geste calculé, apparemment machinal, elle défit ses cheveux […] mais je n’étais pas dupe. je savais qu’il ne nous arriverait rien. Nous ne serions pas amants. […] La nuit était immense, et je dus m’élancer avec courage, tenant fermement le guidon de ma bicyclette. Edith suivit des yeux la lueur de mon phare, jusqu’à ce qu’elle se sentît délivrée de tout regret, de toute tentation, comme rappelée à Dieu.  »

MON RESSENTI

C’est sur un ton de confidence, et par une question, que débute le récit :  » A-t-on jamais été trop aimé ? « . On devine le regret…Un étudiant qui passe ses vacances au bord de la mer et sert de précepteur au jeune Victor, le fils d’une belle Française revenue d’Afrique. Au fil des leçons, le narrateur va tomber sous le charme d’Édith, mère à la fois pudique et provocante, qui possède, aux yeux du jeune homme, le don  » diabolique de la compassion « .L’amour est un secret qu’il faut garder, et d’abord se garder d’accomplir ou de réaliser, afin qu’il reste à jamais sans égal, c’est-à-dire le premier amour,  celui qui nourrit tous nos rêves.

Dans un récit  vibrant de pudeur, l’auteur nous invite à réfléchir sur le secret des origines, et la réponse à notre infatigable quête d’absolu.

C’est un roman qui se lit facilement et l’écriture est agréable . Les personnages sont attachants et l’histoire bien ficelée.

VERDICT

Je le conseille vous passerez un bon moment

EXTRAITS

« Elle disparut et, ce fut plus fort que moi, aussi fort que mon désir, je pris le châle afin d’y respirer la présence d’Édith, l’odeur de ses épaules, de ses cheveux. je fus déçu de ne trouver nulle trace d’elle ; le châle n’avait qu’un parfum d’air et de soie, comme s’il avait étreint un corps fantôme. « 

**********
« Elle voulut revenir sur l’épisode de l’enfant et ajouta: « Les confusions ont une raisons, bien sûr, quand elles concernent le monde irréel du passé. »

 

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