Les amants papillons, WONG Alison

les amants papillons

 

  • Broché: 334 pages
  • Editeur : Liana Levi (28 janvier 2010)
  • Collection : LITTERATUR
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2867465214

L’HISTOIRE

« Ching Chong le Chinois. Né dans un bocal, baptisé dans une théière… » Tel est le méchant refrain que chantent les gamins de Wellington lorsqu’ils croisent Yung, le marchand de primeurs. Comme beaucoup de ses concitoyens, Yung a quitté pays et famille pour la Nouvelle Montagne d’Or – le nom plein de promesses que les immigrants donnent à la Nouvelle-Zélande en ce début de XXe siècle. C’est l’amour de Katherine, une jeune veuve, mère de deux enfants, qui l’aidera à surmonter ce racisme quotidien et à comprendre les mœurs des « diables blancs » britanniques. Mais dans cette société corsetée, une femme qui s’éprend d’un Chinois – « pire qu’un Juif, à peine mieux qu’un chien » – s’expose à tout perdre.

Drame magistralement orchestré jusqu’au crescendo final, réflexion sur le racisme et l’émancipation des femmes, Les amants papillons porte son auteur au premier plan de la scène littéraire néo-zélandaise.

MON RESSENTI

Le livre est un vrai roman qui évite les clichés que l’on trouve dans certains romans .  Le roman est écrit à la fois du point de vue européen et avec un regard chinois en ne dissimulant pas que les Chinois aussi peuvent être racistes . Cela montre bien ce que l’on sait déjà à savoir que le racisme est présent dans tout les sens. L’auteur étant lui-même métisse je pense que c’est un plus pour faire passer certaines émotions.

On découvre de l’intérieur les coutumes des concubines,des mariages arrangés et des souffrances des jeunes chinoises qui en découlent, souvent
esclaves de leurs époux,surtout si elles n’ont pas de fils. On découvre aussi les coutumes culinaires, les conventions sociales et politiques.

Des chapitres très courts et l’introduction de personnages historiques qui parfois donnent un peu de raideur au récit. Un ton assez neutre, qui évite  les émotions faciles.

Les personnages sont vraiment très bien dépeints et très travaillés . C’est une vraie réussite et c’est très émouvant.Très jolie histoire, empreinte de tristesse.

VERDICT

C’est un beau roman et je le conseille. Il faut vraiment entrer dedans car de prime abord on a un peu de mal, mais ça vaut le coup de tenir.

EXTRAITS

« Lorsqu’elle prit les carottes,les fanes duveteuses qui débordaient du journal lui parurent des fleurs printanières.
Pourquoi se sentait- elle si légère??? C’était un chinois. Un étranger aux yeux bridés,au teint jaunâtre. La Lie de la Société.
Il n’avait même pas de place dans la socièté, grands dieux! Et pourtant quand elle était avec lui elle oubliait qui elle était,il avait un nez prononcé,presque Européen après tout,il était grand.il n’avait pas vraiment l’air Chinois. »

**********

« Vous épousez un Chinois et vous perdez le droit de voter, vous n’aurez plus de pension de retraite, vous perdez tout… ».

**********

« Voyait-elle comme le monde se parait d’argent ?Les gens mouraient , lui dit-il, parce qu’ils avaient peur. Ils ne s’aventuraient pas la nuit sur les eaux dangereuses. Ils ne voyaient pas la terre, la nuit, se parer d’argent. »

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