L’Unité, HOLMQVIST Ninni

l'unité   prix lecteurs 2014 livre poche

  • Poche: 336 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (13 novembre 2013)
  • Collection : Littérature & Documents
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 225316450X

L’HISTOIRE

Vous avez cinquante ans (soixante pour les hommes), vous n’avez ni conjoint, ni enfants… Bienvenue à l’Unité !Vous y serez accueilli et pris en charge jusqu’à votre dernier souffle.Installations sportives luxueuses, jardins en perpétuelle floraison, nourriture fine à volonté, votre corps est choyé… mais ne vous appartient plus.A tout instant, vous êtes susceptible d’effectuer un « don » au bénéfice de ceux qui vivent à l’extérieur et sont encore « utiles ».A peine arrivée, Doris découvre son nouvel univers et l’appartement confortable qui lui a été réservé, sous l’oeil froid de caméras partout disséminées qui surveillent ses moindres mouvements.Tout semble être prévu.Sauf une rencontre qui va tout changer.

MON RESSENTI

J’étais passé à coté de cette découverte et je remercie Livre de Poche car j’ai vraiment aimé et je ne regrette pas cette lecture.

L’histoire est terrifiante par bien des aspects, elle rappelle le film The Island (très bon film d’ailleurs) mais sans copier pour autant.

Ce roman dystopique ne laisse pas indifférent tant il pose des questions actuelles et tant elle traite d’un sujet qui n’est pas si éloigné de ce qui nous attend à force de vivre dans une société complètement déshumanisée où il faut être productif avant tout et avoir de l’argent. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser au film Soleil vert par certains aspects bien que ça ne soit en rien une copie. En effet, il nous fait réfléchir sur notre société de consommation à outrance où tout est jetable. Doit-on rentabiliser jusqu’à notre droit à vivre ? Y a t’ il vraiment des gens utiles et d’autres qui ne le sont pas ou plus ? C’est horrible !!! De quel droit peut-on décider qui est utile qui ne l’est pas ? Pourquoi les personnes seules seraient moins favorisées et même sacrifiées pour les autres ?

Dorritt est un personnage auquel je me suis attachée j’ai pleuré, espéré, j’ai été révoltée pour elle. J’ai été triste de la quitter à la fin du livre, comme on quitte un ami. On arrive aisément à se mettre à la place des personnages et ils sont bien brossés et ont tous leurs caractéristiques propres, leur histoire. L’écriture de l’auteur est fluide et habile, sans effet superflu, il faut dire que l’histoire se suffit à elle-même. C’est un thème qui n’a jamais été traité de cette manière. On oscille du début à la fin entre espoir et désespoir, entre tendresse et haine, entre joie et colère. Je sens que ce livre va me rester longtemps en tête et je vais le conseiller autour de moi.

VERDICT

Je le conseille vivement j’ai vraiment accroché et je me suis laissée porter par l’histoire et les personnages. Un bon roman.

EXTRAITS

« Ceux qui sont superflus constituent une réserve et ceux jugés nécessaires mais gravement malades, reçoivent avant tout des organes produits à partir de leurs propres cellules souches. Si cela ne fonctionne pas, ils sont placés sur une liste d’attente pour recevoir des organes de personnes jeunes déclarées en mort cérébrale suite à un accident. Il n’utilisent les superflus que lorsqu’il apparaît évident qu’aucune autre méthode ou matériel n’est disponible pour un patient attient d’une malade grave ou dans les cas d’extrême urgence. Le tout – « cet élevage de porcs en plein air », pour reprendre l’expression rageuse d’Elsa – était finalement sensiblement plus humain que je ne l’avais imaginé au premier abord ».

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« J’avais toujours accordé grand prix au temps et considéré chaque personne comme un individu, qui ne se réduisait pas à n’importe qui apte à me tenir compagnie. Jamais auparavant, je n’avais apprécié la compagnie en elle-même, ni le bavardage d’ailleurs. A présent, je notais qu’il exerçait un effet apaisant, telle une compresse froide appliqué sur une cheville foulée, limitant l’œdème et l’hématome. »

**********

« Notre vie quotidienne dans l’Unité de la banque de réserve tournait vraiment autour d’expérimentations scientifiques sur des spécimens humains. C’était essentiellement à cela que nous étions utilisés en réalité. Ils s’efforçaient de nous maintenir en vie aussi longtemps que possible et certains individus en pleine forme avaient vécus six ou sept ans à l’Unité avant leur don final. »

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