Le naufrage de rose (Au-delà des mers, on trouve un océan de questions), JOUBERT Jean-François

Le naufrage de Rose

Merci à l’auteur Jean-François JOUBERT de m’avoir fait découvrir son univers

  • Relié: 112 pages
  • Editeur : Mon Petit Editeur; Édition : Romans sentimentaux (20 septembre 2013)
  • Collection : MON PETIT EDITE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2342011938

L’HISTOIRE

Vie réelle ou fantasmagorie, le « je » narrateur se transporte sur la Terre, qui est pour lui une mer à la recherche du bonheur passé, de l’Amour défunt: Le ciel sans toi ne m’éclaire plus, je nage dans une drôle d’atmosphère, fidèle à mes convictions: celles de croire que nos chemins se croiseront à nouveau. Espoir…

Tout au long de ce récit, le lecteur navigue entre deux eaux: le réel, l’Histoire, le conte onirique de la petite histoire ordinaire d’un coup de foudre, instant passion, qui dégringole et rend suicidaire de « l’Amour » l’être abandonné. Puis vivre sa quête de l’absolu, avant de venir voir sa dernière demeure, deux mondes aussi: les cieux et leur royaume qui fait si peur, et la navigation d’île sous le couvert des ailes des oiseaux, décrite ainsi par l’auteur:
Jour « J».

Quelques mouettes moqueuses volaient insouciantes, tourbillonnant au-dessus du cercueil, formation en V, tel un quatorze juillet, ou criant de joie leurs sensibilités de flirter en compagnie des courants ascendants et aspirants au silence de la ville, le soliloque de la campagne, une mosaïque de l’amour de la mer d’Iroise leur terroir. Au passage, elles rejetaient leurs déchets intestinaux sur de vielles pierres qui ne demandaient, elles, rien à personne et surtout pas d’ailes car elles formaient une île, homard, nommée Ouessant.

MON RESSENTI

J’ai beaucoup aimé ce roman poétique , oui poétique , car de la poésie il y en a dans chaque page, chaque mot. Le sous-titre m’a transporté aussi je le trouve très joli et prometteur.

C’est un livre qui fait voyager, on se retrouve dans divers endroits du globe : de Brest à la Mauritanie, on va dans les plus beaux endroits de la planète.

L’eau est omniprésente, la mer et l’océan  et la Terre aussi,  c’est une ode à la nature. J’ai aimé ce voyage et entrer dans cette histoire progressivement, à petits pas.

Quelle est la part de vécu, quelle est la part de rêve ? On navigue entre deux univers.

L’amour est omniprésent, l’amour véritable , le grand amour.

Beaucoup de sensibilité, de poésie et de beaux paysages dans ce récit.

C’est une vraie bouffée d’air frais et de rêveries et ça fait du bien de nos jours.

VERDICT

Je le conseille chaudement, il fera beaucoup de bien, c’est bien  écrit et vous pouvez l’offrir aussi car ça change des têtes de vente actuelles.

Un peu d’originalité ne tue pas.

EXTRAITS

 » J’aimais rester droit, des heures et des heures à guetter la vie du dessous, comprendre ses voix, regarder les pas des hommes, rester digne, fier, sentinelle espionne pour la paix de mes frères. Je savais qu’un jour, mes ailes battraient à nouveau, me porteraient sans hasard vers ce lieu où je suis né, cet îlot charmant qui m’a offert ses saveurs, la douceur d’être, de vivre. Or pour l’instant, j’apprenais à voir l’étendue de la mécanique humaine, les ravages en chaîne créés par le développement de ces champs de connaissance. Je sentais que l’iode, ici, n’était pas pur, et il m’était impossible de compter le nombre de pieds, de pattes, éclairés par nos lumières. Au bout de quelque temps, en tant que vigile en peine, je me mis à chanter des airs tristes. J’ignore d’où me venait l’inspiration, je sais simplement que ma voix s’élevait, elle s’égarait dans le dédale des arrière-cours. C’était ainsi que je comblais le vide du temps, porté par ma solitude, le lampadaire restant muet ; et comme tous les oiseaux, je n’avais pas besoin d’aide pour retrouver ce sentiment de liberté. »

**********

 » Cela peut paraître stupide, idiot, mais le simple fait de poser mes fines pattes sur ce lieu lumineux éclairait ma conscience. Les contes, les discours de ces vieux goélands fatigués prenaient vie, j’arrivais mieux à comprendre leurs mises en garde. Je comprenais qu’ici la vie n’avait pas de valeur. La mort rôdait dans les âmes, dans les regards. Les goélands pleuraient, leurs cris longeaient la mer et partaient se noyer dans l’immensité universelle. »

**********

 » De là-haut, l’horizon n’avait plus de limites. Jamais je n’avais été aussi seul, pourtant j’étais heureux. Du haut de ma solitude, je regardais le monde marcher sur les trottoirs. Les codes étaient pour moi incompréhensibles, les mots inaudibles, je me trouvais déraciné, aspect paradoxal, perdu, mais en quête d’absolu. Enfin, je pouvais croire » 

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