la bergère d’Ivry, DESFORGES Régine

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Merci aux Editions La Différence

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Editions de La Différence (5 juin 2014)
  • Collection : Littérature
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2729120793

L’HISTOIRE

Régine Deforges revisite un fait divers historique qui fit grand bruit : Aimée Millot, la bergère d’Ivry, assassinée à dix-neuf ans, le 25 mai 1827, par un amoureux éconduit. Pris de remords, Honoré Ulbach se rend à la police et est guillotiné le 10 septembre suivant. Cette histoire inspira Victor Hugo qui se trouvait parmi les témoins de l’exécution. Il commença aussitôt Le Dernier jour d’un condamné, qui parut en 1829, la même année que Notre-Dame de Paris, et marqua le début de son combat contre la peine de mort, un combat qui n’est jamais définitivement gagné. C’est la puissance créatrice du jeune Hugo (il a alors 25 ans) qui a passionné Régine Deforges, sans oublier son engagement contre le crime légal.

La disparition soudaine de Régine, le 3 avril dernier, nous laisse un roman qui nous entraîne dans le Paris du XIXe siècle et nous permet de rencontrer, en plus de Victor Hugo, sa femme Adèle, Lamartine, Chateaubriand, Sainte-Beuve, Béranger, Daumier, La Fayette… Nous assistons même, avec Juliette Drouet, à la bataille d’Hernani.

MON RESSENTI

Alors là coup de coeur absolu, tout d’abord j’aime les écrits de Régine Desforges, ensuite ça met en scène mon écrivain-poète préféré au monde Victor Hugo, duo gagnant donc. Le 25 mai 1827, la jeune orpheline Aimée Millot surnommée la « bergère d’Ivry » avait été assassinée par son amoureux éconduit, Honoré Ulbach. Celui-ci avait été condamné à mort et c’est en assistant  le 10 septembre 1827 à son exécution que Victor Hugo se décida à écrire « Le dernier jour d’un condamné » (paru en 1829).

Les thèmes sont ceux de la vie de tout à chacun : les femmes la passion, la jalousie, la mort, la justice, la littérature… l’écriture de l’auteur est magnifique, simple et poétique elle a su refaire vivre ce drame et restituer l’ambiance, les lieux et la mentalité de l’époque. J’ai adoré suivre Victor Hugo dans ses réflexions, dans la construction de ce qui allait devenir une de ses plus belles oeuvres à savoir le dernier jour d’un condamné, et même les prémisses des Misérables. On y trouve des scènes de peintures et on sent à quel point il est torturé, à quel point il a envie que la peine de mort soit abolie. Son coté humaniste est aussi mis en avant notamment à travers ses visites en prison pour voir Honoré Ulbach et par la suite pour donner des livres aux prisonniers afin qu’ils se cultivent.

On y retrouve des personnages importants de l’époque : Victor Hugo. Sa femme Adèle, sa maîtresse, Juliette Drouet, Lamartine, Chateaubriand, Sainte-Beuve, Béranger, La Fayette, Delacroix… C’est passionnant et je n’ai pas pu décrocher et je n’ai cessé de me dire que c’est bien triste de se dire qu’il n’y aurait plus de livre de Régine Desforges.  Elle m’a donné envie de relire les oeuvres de Monsieur Victor Hugo .

Que les faits soient avérés ou non pour certains ne change rien à la donne, on y croit, on est à fond dedans et on est transporté dans Paris et on prend part au combat de Victor Hugo contre la peine de mort.

Superbe, lu en 2 heures passées trop vite.

VERDICT

A lire, relire, conseiller, prêter, offrir. C’est le livre à mettre dans sa valise .

EXTRAITS

 » Que pensez-vous de la peine de mort ? demanda Hugo à brûle-pourpoint.

– Qu’elle est préférable au bagne.

– Vous parlez sérieusement ?

– On ne peut plus sérieusement. Et je ne dis pas cela à la légère. Je sais de quoi je parle. Pour ce bagnard, ce semblant de vie est une descente aux enfers où il côtoie les êtres les plus abjects, les assassins les plus cruels qui se vantent d’avoir échappé au couperet. Aucun ne se sert de ce supplément de vie pour s’améliorer, se cultiver, ne serait-ce qu’apprendre à lire. Ils s’enfoncent dans l’ordure, dans l’ignorance la plus crasse. C’est pour cela que je ne suis pas pour l’abolition de la peine de mort qui protège la société de ces criminels

-C’est la société qui leur donne naissance en les privant de tout.

– Vous avez raison . la société ne peut pas pour autant prendre en charge des milliers de malheureux.

– Elle le pourrait si elle en avait la volonté. »

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