Transatlantic, McCANN Colum

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Merci aux Editions 10-18

  • Broché: 354 pages
  • Editeur : 10 X 18 (4 septembre 2014)
  • Collection : LITT ETRANGERE
  • ISBN-10: 2264062754

L’HISTOIRE

L’histoire commence en 1919 avec le premier vol transatlantique réalisé par deux pionniers, Jack Alcock et Arthur Brown. À partir de cet événement, ce sont deux siècles de liens entre ces deux pays que nous allons vivre, de l’histoire de Frederick Douglass, grand abolitionniste né esclave, jusqu’aux accords de paix en Irlande du Nord avec le sénateur Georges Mitchell. Trois histoires véridiques liées entre elles par le parcours fictif de quatre femmes remarquables qui, par leur courage et leur ténacité, ont influé sur le destin de ces « héros : Lily Duggan, une jeune bonne sera marquée à vie par sa rencontre avec Frederick Douglass ; Emily et Lottie, qui refont la traversée d’Alcock et de Brown sur les traces des deux héros aviateurs et, finalement, Hannah, quadra solitaire, qui croule sous les dettes et aura sa vie bouleversé par une lettre de sa grand-mère…

MON  RESSENTI

Whaou ! mais quelle claque !!! magique ce voyage. Je le lis un peu tard mais quelle bonne idée j’ai eu de le sortir de ma PAL. L’Irlande est magnifiée et ce livre donne envie de sauter dans un avion et de s’y rendre. J’ai aimé la volonté de l’auteur de nous montrer l’ascension des femmes et de leurs influences. Les personnages féminins sont des personnages forts et attachants. Les descriptions de certaines scènes sont d’une précisions incroyable, les ambiances sont si bien décrites qu’on s’y croirait presque et, ce qui ne gâche rien des rappels historiques qui viennent rappeler le contexte dans lequel évoluent les personnages.

La plume de Colum McCann est précise, poétique, son style est inimitable. Transatlantic est un véritable hymne à L’Irlande et une promenade dans 150 ans d’histoire.

Une fresque remarquable et encore une fois l’auteur nous éblouï par son talent. Vivement le prochain

VERDICT

Magnifique, c’est un coup de coeur. Il faut le lire, il ravira les amateurs de grandes fresques historiques.

EXTRAITS

 » Cent fois, les journalistes lui demandèrent d’expliquer l’Irlande du Nord. Comme s’il allait attraper une formule au vol, une déclaration pour l’éternité. Il aime bien Heaney, le poète. « Deux seaux sont plus faciles à porte qu’un. » « Quoi que vous disiez, ne dites rien. » Illusions dispersées, moment de calme, des voies s’ouvrent dans le paysage. Il n’a jamais pu rassembler tous les partis politiques autour d’une table. Une qualité bien irlandaise, l’art de détruire et d’étoffer la langue en même temps. L’estropier et la vénérer. Même leurs silences sont poétiques. L’éloquence élevée au rang de menace. Des heures durant, il a écouté leurs logorrhées sans que jamais ils ne lâchent le verbe auquel ils tiennent. Hystériques méandres, tours et détours. Brusquement il les entend répéter: « Non, non, non », comme si le langage n’avait jamais eu que ce mot pour produire du sens.
Paisley. Adams. Trimble. McGuinness. Jetez-leur une phrase, regardez-les se mettre en branle. Ahern. Blair. Clinton. Mowlam. Hume. Robinson. Ervine. Major. Kennedy. McMichael. Belle distribution. Shakespearienne presque. » 

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 » Bons musiciens, les Irlandais, mais tous leurs chants d’amour sont tristes, et tous leurs chants de guerre sont gais. »

**********

 » Nos vies sont des tunnels qui parfois se connectent, laissant entrer le jour à des moments inattendus, puis elle nous replongent dans le noir. Suivant un curieux ruban de Möbius, nous retournons à ceux qui nous ont précédés, avant, finalement, de nous reconnaître nous-mêmes. »

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 » Agenouillée devant lui, elle caressa sa joue, son menton imberbe. Vomit le feu dans ses deux mains glacées. Le dévêtit. J’espère que ton âme m’écoutera maintenant. Dieu et diable là-haut, va les maudire pour moi. Leur dessein monstrueux de sang et d’os. Leur bête abreuvée de bêtise, la solitude de toutes les mères. Elle déboutonna sa tunique. Posa une main sur son cœur. La balle aurait pu passer sous l’aisselle. Comme s’il avait levé les bras en signe de reddition, mais qu’elle avait tenu à se planter là. Minuscule blessure. Pas de quoi l’emporter. Sa cuvette près d’elle, Lily lava la plaie avec du savon blanc. Elle habilla son fils comme s’il était vivant, puis elle traina son corps dans l’herbe. »

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