Le temps du déluge, ATWOOD Margaret

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Merci aux Editions 10/18

  • Poche: 624 pages
  • Editeur : 10 X 18 (2 octobre 2014)
  • Collection : 10/18
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 226406367X

L’HISTOIRE

Adam Premier, le chef spirituel des  » Jardiniers de Dieu « , prédit depuis longtemps le Déluge des Airs, une catastrophe naturelle qui toucherait uniquement les hommes pour les punir des méfaits qu’ils font subir à la Terre, à sa faune et à sa flore. Lorsque se produit le désastre, seules deux femmes semblent avoir survécu : Toby et Ren. Partout autour d’elles prolifèrent des espèces transgéniques créées par l’Homme qui menacent les êtres vivants. Dans ce monde terrifiant, tout est devenu danger. Il leur faudra pourtant s’aventurer à l’extérieur pour tenter de subsister et partir à la recherche d’éventuels rescapés…  » La grande dame des lettres canadiennes revient à l’anticipation et à la satire pour peindre un futur digne de Jérôme Bosch. Un tableau féroce.  » André Clavel, L’express Traduit de l’anglais (Canada) par Jean-Daniel Brèque

MON RESSENTI

Un roman d’anticipation et dystopique  réussi qui m’a clairement donné envie de lire le 1er volet et le 3ème et dernier volet de cette trilogie apocalyptique.

J’ai adoré le style, l’histoire, les personnages et surtout l’univers . En effet, cela se passe sous fond de catastrophes naturelles et on peut dire que l’on ne peut que faire le parallèle avec les catastrophes actuelles qui sont de plus en plus nombreuses et meurtrières d’année en année.

Des espèces transgéniques, des catastrophes, un monde totalement chaotique tout ceci est crédible et cela ajoute à l’horreur et la tension que peut ressentir le lecture au fil des pages.

C’est aussi un roman satirique, les dérives actuelles en tout genre quelles soient génétiques, sectaires, technologiques y sont dépeintes et le style d’écriture est vraiment envoûtant. Un rythme effréné, une vision du future inquiétante et terrifiante, il y a tout les ingrédients pour que le lecteur ne décroche pas et c’est réussi .

Une bien belle découverte, qui n’est pas sans rappeler La Route de Cormac McCarthy (à lire d’urgence si ce n’est pas fait, il est dans mon panthéon des romans qui m’ont marqué). A lire d’urgence, quant à moi je m’en vais rattraper mon retard et lire le dernier tome.

VERDICT

Ce livre ravira les fans de dystopie et de style apocalyptique, un excellent roman que je conseille à tous.

EXTRAITS

 » A en croire Adam Premier, la Chute de l’Homme était multidimensionnelle. Les primates ancestraux avaient commencé par tomber des arbres; puis ils avaient chu du statut de végétariens à celui de carnivores. Et ensuite de l’instinct à la raison, et de là à la technologie; des signaux élémentaires à la grammaire complexe, et de là à l’humanité; de l’absence de feu à l’utilisation de celui-ci, et de là à l’usage des armes; et du rut saisonnier à une sexualité débridée.
Puis ils avaient renoncé à vivre dans la joie de l’instant pour s’abîmer dans la contemplation angoissée du passé enfui et de l’avenir lointain. »

**********

 » n vérité, la plupart des gens ne s’intéressent pas aux autres Espèces, du moins quand les temps sont durs. Ce dont ils se soucient avant tout, c’est de ne pas mourir de faim, ce qui est bien naturel : leur vie en dépend, après tout. Mais de quoi se soucie Dieu ? Notre évolution nous a conduits à croire en des dieux, ce qui nous confère sans doute un avantage évolutionnaire.
Une vision trop matérialiste des choses – celle qui veut que nous soyons le résultat d’une expérience conduite par une protéine animale, par exemple – apparaît comme trop désespérante à la majorité des gens et les conduit au nihilisme.
Conclusion : nous devons encourager la populace à aller dans un sens favorable à la biosphère en lui faisant comprendre que Dieu nous a confié la Terre et qu’Il compte sur nous pour l’entretenir.
– En introduisant Dieu dans l’histoire, tu introduis aussi un châtiment, avait fait remarquer Toby.
– En effet, avait admis Adam Premier. Mais je n’ai pas besoin de te dire que, même sans Lui, il y a quand même un châtiment.
Sauf que les gens sont moins susceptibles d’y croire. S’il doit y avoir châtiment, ils préfèrent qu’il y ait un bourreau. Les catastrophes arbitraires, ça ne leur plaît pas. »

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