Que ta volonté soit faite, CHATTAM Maxime

 

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  • Broché: 360 pages
  • Editeur : Editions Albin Michel (2 janvier 2015)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2226312447

L’HISTOIRE

Les enfants de toute l’Amérique avaient le Croquemitaine pour se raconter des histoires qui font peur, à Carson Mills, ils avaient Jon Petersen. »

Pour son vingtième roman, Maxime Chattam dresse le portrait d’une petite ville du Midwest américain des années 60 jusqu’au début des années 80, avec pour fil rouge l’évolution de Jon Petersen – pervers psychopathe – de son enfance jusqu’au point culminant de sa sinistre carrière criminelle.

Un roman noir à l’écriture et à l’atmosphère uniques dans la carrière de l’auteur, où tout converge vers un final aussi étonnant qu’imprévisible. Que ta volonté soit faite est non seulement un voyage à Carson Mills, mais aussi dans ce qui constitue l’essence même du roman policier, la vérité et le crime. Nourri de ses lectures de Stephen King, Maxime Chattam s’inscrit ici dans la filiation de Jim Thompson et de D.R. Pollock dont Le diable tout le temps ne laissait pas indemne.

MON RESSENTI

Un roman bien différent des précédents, une histoire horrible , une fin surprenante. Une petite bourgade bien tranquille dans les années 60 et un enfant qui naît avec le mal en lui, un jour il cède à une pulsion et c’est parti pour l’escalade vers le mal infini. Il aime faire souffrir et ne s’en privera pas. L’enfant va faire place à l’adulte pervers psychopathe.

J’ai pensé à Hannibal Lecter très souvent au cours de ma lecture, et j’ai été surprise par cette ambiance malsaine et sombre. En lisant, j’ai ressenti plusieurs fois un malaise, une gène car tout va de plus en plus vite, de plus en plus loin dans l’horreur. On se sent comme pris au piège, complice involontaire du psychopathe , ne pouvant rien faire.  Ce roman n’est pas seulement un thriller c’est aussi une incursion psychologique dans la tête d’un malade . Ce qui fait le plus peur c’est que le mal absolu est humain c’est un homme comme tant d’autre , il a été un enfant , a eu des parents … Un cauchemar qui rend hommage aux maîtres du roman noir.

Par contre bémol pour l’écriture parfois pompeuse et des tournures de phrases trop surfaites.

C’est donc un roman noir surprenant vu que l’auteur n’était pas du tout sur ce créneau là.  Les fans déjà acquis à sa cause devraient adorer et les autres découvrir .

VERDICT

Les fans de polars, de thriller et d’horreur devraient adorer. Coeur sensible s’abstenir certaines scènes sont vraiment choquantes.

EXTRAITS

« Il allait se repaître de l’enfant en elle, pour ne laisser qu’une carcasse décharnée qu’on appelait « adulte », mais une adulte vidée de ses chimères et de ses enchantements. »

**********

 » Du tréfonds de mes convictions de lecteur, j’ai toujours considéré que le récit seul commande la liaison entre lui et son destinataire, la focalisation interne et la narration à la première personne ne relèvent que de choix artistiques et de besoins sémantiques, mais n’imposent rien. Peu importe le mode d’expression, c’est la captation qui domine. Celle du lecteur. Son vécu personnel. Et au fond, ce qui perdure, la rémanence émotionnelle définitive d’un livre dans la mémoire, c’est bien chaque lecteur qui se la construit, avec ses échelles d’intensité propres. En ce sens le livre échappe au contrôle de son auteur, quels que soient les procédés mis en œuvre pour ne maîtriser l’impact. » 

**********

« Nos vies sont ainsi constituées, n’est-ce pas? Une accumulation de petits interrupteurs qui s’enchaînent, l’un ouvert, le suivant fermé, et on est obligé de prendre une direction différente; ainsi nous propageons le courant de nos existances à coups de trajectoires sinusoïdales aux amplitudes plus ou moins larges, sans qu’aucun de nous sache réellement pourquoi tel ou tel interrupteur est allumé, ce sont simplement les aléas du quotidien, des rencontres, des actes manqués, des gestes, des oublis, des réussites et des échecs… Certains appellent cela le « destin », d’autres le « choix de Dieu », et quelques-uns ne se posent pas la question, ils se contentent de vivre »

**********

« Puissiez-vous un jour me pardonner de vous avoir entraîné ici, chez moi, à Carson Mills et au-delà. Mais vous savez ce qu’on dit des livres et des lecteurs qui les choisissent, n’est-ce-pas? On les sélectionne en fonction de nos humeurs, c’est une question d’instinct la plupart du temps. Sous le prétexte du divertissement sommeille la nécessité de confronter nos imaginaires à ce que nous sommes, tout au fond, ou à ce que nous pourrions être. Les livres répondent à nos manques, bien qu’on appelle cela de la « fiction » parce que c’est plus rassurant. Réfléchissez donc à cela. »

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Une réflexion au sujet de « Que ta volonté soit faite, CHATTAM Maxime »

  1. J’ai hâte de pouvoir le lire car je suis une fan de Maxime Chattam dont j’ai bien-sur déjà lu des livres. Ce livre à en lire ta chronique est super alors ça donne encore plus envie. Vivement. Et merci pour cette belle chronique comme tant d’autre

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