On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en s’en allant, GRIESSINGER Marie

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  • Broché: 120 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (25 février 2015)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2226314806

L’HISTOIRE

Depuis quelque temps, le comportement de Jean-Michel a changé : il ne parle presque plus, ou prononce des phrases bizarres, comme emmuré dans un mal étrange. Océanographe passionné, père pudique mais bienveillant, amoureux de sa femme comme au premier jour, le septuagénaire sombre peu à peu dans le mutisme malgré l’acharnement de son épouse, qui s’épuise à croire que son amour pourra le guérir. Sa fille assiste impuissante à ce naufrage. Ses émotions à vif la replongent dans le passé. Elle convoque les souvenirs du bonheur. Des images d’îles lointaines surgissent à sa mémoire comme des paradis perdus, l’immensité de l’amour que se portent ses parents conférant à son chagrin une douceur apaisante. Sans pathos, avec des mots justes et simples (chaque phrase est chargée d’intensité, d’émotion), l’auteur explore l’impuissance face à la perte lente et inexorable de l’être aimé… Une histoire où seul l’amour sortira indemne.

MON RESSENTI

J’ai pris plaisir à lire ce roman court qui parle de la maladie et de la perte de l’être aimé. Beaucoup d’émotions et de justesse dans les mots de l’auteur. Comment ne pas être touché par le témoignage de l’auteur qui raconte ici l’histoire de son père et de son déclin.  Il combat chaque jour la maladie qui l’éloigne de l’amour de sa vie.

Ce livre m’a poussé à m’interroger sur la vie, sur le fait qu’il faut profiter des moments de bonheur lorsqu’ils se présentent car on ne peut jamais savoir jusqu’à quand ils dureront, dire à nos proches qu’on les aime car rien ne dit que l’on sera encore en mesure de le dire plus tard.

Un beau témoignage d’amour d’une fille à son père, tout en subtilité et en pudeur.  J’ai eu les larmes aux yeux bien des fois pendant ma lecture et j’en garde encore le souvenir bien présent, c’est un livre qui reste et que l’on oublie pas de sitôt.

VERDICT

Un très beau témoignage sur l’amour filial, sur le temps qui passe, les regrets et la maladie. A découvrir, il vaut vraiment le coup. Un beau premier roman, en espérant qu’il y en aura d’autres tant l’écriture de l’auteur est agréable.

EXTRAITS

« Il y a quelque chose que j’aimerais dire à tous les bienheureux, tous ceux qui ont la chance d’avoir un père vaillant, un père qui peut prononcer leur nom, se lever, marcher avec eux, j’aimerais leur dire : « Fermez ce livre, ce plaisir solitaire du livre, vous avez toute la vie pour être seuls face à un livre, et sortez, descendez dans la rue, videz les artères des immeubles, répandez-vous sur les chemins en une hémorragie de fils et de filles, suivez le bruit de votre cœur qui bat et courez le retrouver. » Mon père n’était pas parfait. Il l’est devenu le jour où il a arrêté de parler, d’être froid, de toujours donner raison à ma mère, de me contredire. Ce jour où mon père est devenu invalide, je l’ai mis sur un piédestal. Mais ce sont toutes ses imperfections qui me manquent. »

**********

 »  Nous ne parlons jamais de nous. Jamais. Les timides ne savent pas parler d’eux-mêmes. Ils ne peuvent pas. Ils parlent de la pluie et du beau temps. Il laissent l’autre s’exposer, être dans la lumière. Un timide ne brille jamais plus que dans l’ombre. »

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« Je me dis que peut-être l’insouciance, c’est quelque chose qu’on a jusqu’à un certain âge, et que lorsqu’on la perd, on ne la retrouve plus jamais. »

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