Venise n’est pas en Italie, CALBERAC Ivan

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  • Broché: 288 pages
  • Editeur : FLAMMARION (11 mars 2015)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2081299658

L’HISTOIRE

Emile a quinze ans. Il vit à Montargis, entre un père doux-dingue et une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis toujours, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça. Quand la fille qui lui plaît plus que tout l’invite à Venise pour les vacances, il est fou de joie. Seul problème, ses parents décident de l’accompagner… C’est l’histoire d’un adolescent né dans une famille inclassable, l’histoire d’un premier amour, miraculeux et fragile. C’est l’histoire d’un voyage initiatique et rocambolesque où la vie prend souvent au dépourvu, mais où Venise, elle, sera au rendez-vous. Un roman où l’humour se mêle à l’émotion, dans la lignée de « La vie devant soi » de Romain Gary, de « L’attrape-coeurs » de J. D. Salinger, ou du film « Little Miss Sunshine ».

MON RESSENTI

Un vrai plaisir de lire ce roman léger et profond à la fois, il devrait être remboursé par la sécurité sociale tant il fait du bien. J’ai totalement adhéré au contenu et au style de l’auteur, qui est d’ailleurs fort sympathique. J’ai eu la chance de le rencontrer lors d’une rencontre Babelio.

Il y a beaucoup de tendresse et d’énergie dans ce roman autobiographique, l’auteur ayant confié que sa mère lui teignait réellement les cheveux en blonds persuadée qu’il serait plus beau comme cela.  J’avoue qu’en apprenant que c’était réel cela à ajouter à mon ressenti.

Un livre que je n’aurai peut être pas découvert et je serais passée à coté de quelque chose.  Le titre est original et inspiré d’une chanson. Ce livre est tendre et dur à la fois car il traite du  sujet de l’adolescence et aussi de la déception familiale. C’est touchant car cela parlera à tous à des niveaux différents, cette famille moyenne c’est celle de monsieur et madame tout le monde, les préoccupations d’Emile c’est celle de tout les ados.

Entre roman initiatique, roman de voyages et journal intime l’auteur s’est vraiment mis dans la peau d’un ado et on y croit. Ivan Caldérac réussit à nous parler de ce tous nous avons vécu, l’adolescence il nous relate les questions universelles qui en découlent : l’amour, la famille, l’avenir, l’école, le rapport au monde. Peu importe d’où on vient ou de quelle classe sociale les problèmes adolescents sont les mêmes. On s’identifie sans peine à cet adolescent, j’ai repensé à mon adolescence avec nostalgie mais une espèce de nostalgie heureuse, des souvenirs sont revenus à la surface avec bonheur, j’ai aussi fait le parallèle avec mes ados qui sont en plein dedans actuellement. Je vais d’ailleurs leur prêter le livre et voir comment ils l’ont perçu.

Vous ne pouvez tomber que sous le charme d’Emile et sa famille loufoque, j’aimerai que l’auteur continue à écrire pour mon plus grand plaisir.

VERDICT

Si vous avez été ados, si vous l’êtes ou si vous avez ce genre de spécimen dans votre entourage alors courrez en librairie et procurez-vous ce roman qui fait du bien.

EXTRAITS

Mais ma mère c’est un peu comme les divisions qu’on fait à l’école primaire, il manque souvent la retenue. Paraît que c’est un problème mondial, le manque de retenue et de poésie aussi.

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Bien qu’elle fût devant moi, à un mètre de distance, j’ai eu envie de lui écrire une lettre d’amour, parce que j’adore écrire, j’exprime souvent mieux les choses en les taisant. Les mots sur le papier, c’est du silence qui parle, c’est le début de la poésie.

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Pour ceux qui ont souffert de solitude toute leur vie, c’est peut-être une solution intéressante, la fosse commune, avoir de la compagnie pour l’éternité, ça se refuse pas.

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Il y a un milliard de trucs que j’aurais aimé changé dans ma vie, ça c’était clair, oui, et le plus tôt possible. Pour le reste, je faisais avec. Je ne sais pas si c’est ça être heureux, faire avec. Pour bien des choses, je préférerais tellement faire sans.

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Moralité, on se méfiera jamais assez de la publicité. On sait que c’est des conneries, mais à force de nous le répéter un milliard de fois, eh bien on finit par y croire un peu. C’est du lavage de cerveau en bande organisée, ça devrait être puni par les droits de l’homme, genre prison avec sursis qui nuit à notre liberté inconditionnelle.
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Parfois les souvenirs font du bien, ça mérite d’être signalé, c’est si souvent l’inverse, c’est comme des blessures à l’envers, on appuie et on se sent mieux. D’ailleurs, c’est fou comme le passé est présent partout chez les gens qui ont peur de l’avenir.
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Faudrait créer des hurloirs, ça en soulagerait pas mal, des endroits bien calfeutrés où on dérangerait pas les voisins et où on pourrait hurler tant qu’on veut. Ce serait reconnu d’utilité privée. On pourrait aussi faire des pleuroirs , pour tous ceux qui sont tristes; qui ont des gros chagrins, ça aussi ça en soulagerait plus d’un. dans le même bâtiment que les hurloirs, mais avec une entrée différente. mais c’est toujours pas prévu dans les programmes des candidats à la présidentielle. Alors en attendant, les gens gardent cris etr larmes à l’intérieur, c’est sûr que ça encombre, on se contient tant qu’on peut. Et le visage devient comme le couvercle d’une cocotte-minute.
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