Jim, COBERT Harold

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  • Broché: 214 pages
  • Editeur : Plon (25 septembre 2014)
  • Collection : Miroir
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2259222420

L’HISTOIRE

Le Roi Lézard a-t-il étouffé le poète Jim Morrison? Mars 1971, le mythique chanteur des Doors rejoint sa compagne Pamela à Paris. Loin de la rock star à la silhouette filiforme et gainée de cuir noir, Jim, gros, barbu, les cheveux longs et grisonnants, déambule telle une ombre dans les rues de la Ville lumière. Dégoûté par l’industrie du disque, il s’enfonce lentement dans la dépression et pense arrêter la musique pour se consacrer à la poésie. Dans ses errances et ses outrances éthyliques, il cherche à démêler les fils obscurs qui ont tissé sa destinée d’enfant de militaire ballotté de ville en ville, devenu une icône de la scène rock mondiale et réfugié en paria à Paris, cité des écrivains maudits. À travers ces confessions imaginées, Harold Cobert se glisse dans la peau de Jim Morrison confronté à ses démons.

MON RESSENTI

En tant que fan des Doors , de Jim Morrison et de l’écriture d’Harold Cobert je ne pouvais pas passer à côté de ce livre qui me faisait de l’oeil depuis un moment déjà. La magie a encore opérée , j’ai adoré. Je me suis laissée prendre au jeu de la confession de Jim , on y croit, on le suit dans ses déboires, ses rêves, ses délires. J’ai aimé aussi le fait que la passion de Jim pour la littérature et la poésie ne soit pas passé à la trappe.

Je pense que l’auteur a bien cerné le personnage et a su habilement endossé son rôle, il a vraiment une plume exceptionnelle et j’apprécie chacun de ses livres.

 Un super livre trop court qui m’a donné envie de relire tout les poèmes de Jim Morrison et réécouter tout les albums des Doors.

VERDICT

Vous aimez Jim Morrison , vous aimez le Doors ? alors ce livre est pour vous. Une réussite totale

EXTRAITS

 » Les livres sont des compagnons fidèles. Ils t’accompagnent partout le temps où tu les lis, et ils restent avec toi par la suite, où que tu ailles. »

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 » payer gentiment ses impôts, faire de la musique comme on va travailler à la poste, tout ça pour posséder des trucs qui finissent par te posséder. devenir ce que l’on a, avoir plutôt qu’être, accumuler et ériger ainsi son propre mausolée pour préparer son entrée dans la mort. »

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« Heureusement, je suis gras et laid maintenant. Tu le vois bien, tout le monde le voit. J’aime cette laideur, elle me protège et me révèle en m’éclipsant, elle force les autres à regarder avec douceur à l’intérieur de moi et non plus à s’arrêter de manière abrupte au masque du chanteur gueulard et provocateur. »

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« Je peux comprendre que les autres aient cédé aux sirènes du cauchemardesque rêve américain. Rares sont ceux qui y résistent. La petite maison avec la pelouse bien tondue, la femme et les enfants bien propres sur eux, le frigo, la télé, les céréales, la cuisine équipée, le balcon, le four, les briques de lait, le garage, payer gentiment ses impôts, faire de la musique comme on va travailler à la poste, tout ça pour posséder des trucs qui finissent par te posséder, devenir ce que l’on a, avoir plutôt qu’être, accumuler et ériger ainsi son propre mausolée pour préparer son entrée dans la mort. Et mourir vivant, enseveli sou la chose formatée qu’on est devenu, formatée pour entrer dans la petite boîte finale et définitive. La fin, le vraie. »

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