Si tu m’entends, QUIVIGER Pascale

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  • Broché: 350 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (25 février 2015)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2226314741

L’HISTOIRE

David est tombé dans le coma après une chute d un échafaudage. Sa femme et son fils de six ans vont devoir, comme le lecteur, accepter l absence puis l idée de la disparition.
Situé à Montréal le roman évoque avec autant d intensité que de simplicité la vie sans lui, avec lui, le quotidien et ses faits minuscules où la tendresse, la détresse, la tristesse, jamais le pathos, se déploient avec une vérité exemplaire.

MON RESSENTI

Un très beau livre sensible et une histoire d’amour touchante . Cette histoire ça pourrait être celle de n’importe qui , on est si fragile et tout peut basculer en une fraction de seconde.  Le thème principal du roman est le deuil, et c’est un sujet qui , bien que mainte fois évoqué dans divers roman, me touche toujours car j’ai perdu des êtres chers et c’est une perte dont on ne se remet jamais tout à fait.

J’ai aimé le style de l’auteur tout en simplicité et douceur et l’histoire , je me suis attachée au fils, Bertrand que j’ai trouvé tellement digne, tellement mignon. J’ai éprouvé beaucoup de tristesse pour lui.  La mère aussi est restée présente pour son fils alors qu’elle vivait l’horreur. Des personnages qui sonnent vrais, une description du milieu hospitalier qui est très réussie et qui donne à réfléchir.

Il n’y a jamais volonté de faire pleurer dans les chaumières et c’est parfait car s’il y a bien une chose que je déteste c’est lorsque je sens que l’auteur a voulu verser dans le pathos. C’est un sujet triste et pas évident traité avec beaucoup de pudeur et de délicatesse.  J’ai vraiment apprécié cette lecture.

VERDICT

Un roman réussi sur le deuil, le coma et l’euthanasie qui n’a rien à voir avec ce qui a déjà pu être écrit dessus. Réussi et sensible.

EXTRAITS

 » Il la devance dans sa chambre. Il s’assied sur le lit sans défaire les couvertures. Il a un visage sérieux, presque mûr.
– Qu’est-ce que tu veux me dire, maman ? Est-ce que j’ai fait quelque chose de pas gentil ?
– Non, non, s’affole Caroline. Non, pas du tout.
Il respire, soulagé. Une trêve, à peine.
– C’est papa.
Son visage s’illumine de manière incongrue.
– Il s’est réveillé ?
– Non, justement, Bertrand. Il ne va pas se réveiller.
– Qu’est-ce que tu veux dire ?
– Je veux dire jamais.
Ses petits poings tirent sur son pantalon de pyjama.
– Il est mort, c’est ça ?
– Non. Mais il est vraiment très malade.
– Le docteur peut le guérir, comme l’autre fois. Il a sûrement du mercu… du merc…
– Non, Bertrand. La maladie est dans son sang.
– Pourquoi, maman ? Maman ?
– Son corps est tellement fatigué maintenant, Bertrand.
– Mais maman, il dort tout le temps, il est pas fatigué !
– Il est tout faible à l’intérieur, il manque d’énergie pour lutter.
– Mais les docteurs peuvent pousser un peu sur son cœur, comme Martin Bilodeau. Non ?
– Les docteurs pensent que c’est mieux de le laisser se reposer pour de bon.
– Pour de bon, qu’est-ce que ça veut dire ?
– Pour toujours « 

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2 réflexions au sujet de « Si tu m’entends, QUIVIGER Pascale »

    1. Bonjour Sev,

      C’est un beau roman et je te souhaite beaucoup de courage pour ce que tu traverses. Il est parfois apaisant de lire autour de quelques choses qui nous touche cela a un coté rassurant et apaisant.

      Bonne journée

      Aimé par 1 personne

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