Sur la barricade du temps, PATRIKIOS Titos

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  • Broché: 360 pages
  • Editeur : Le Temps des Cerises (11 juin 2015)
  • Collection : Vivre en poésie
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2370710403

L’HISTOIRE

Dans l’oeuvre de Titos Patrikios, un des principaux poètes contemporains, résonne l’histoire de son pays, la Grèce, et du peuple grec, libéré seul de l’occupation nazie, puis précipité après décembre 1944 sous la coupe des anciens collaborateurs. S’ensuivent de longues années de guerre civile et de régime autoritaire, de persécutions et d’exils. La transition démocratique de 1974 signe le retour à la vie normale, riche en aventures, voyages et rencontres. Pour la première fois, cette anthologie réunit des textes pour la plupart inédits en français, à partir d’une sélection dans l’oeuvre complète de Titos Patrikios qui s’étend des années 1940 à aujourd’hui, dessinant en filigrane le demi-siècle écoulé.

MON RESSENTI

J’adore cette collection de poésie, les couvertures sont magnifiques, le choix des textes fabuleux et c’est bilingue. J’ai beaucoup aimé découvrir pour la première fois en français les textes de Titos Patrikios . Il s’agit là d’une anthologie  assez complète . Le choix des textes rend bien compte de la carrière du poète car il y a des textes de ses débuts mais aussi ses textes les plus récents. Ce qui nous permet d’avoir une vision assez précise de son oeuvre.

J’ai aimé ce témoignage du siècle, ce témoignage de la Grèce à travers les années. C’est un véritable témoignage sociétale et humain. J’ai aimé la diversité, tantôt il parle de son pays vieillissant, tantôt d’une femme qui revient tout les jours là où son mari a été enlevé pour être déporté.

Un très beau recueil.

VERDICT

A tout les fanas de poésie, ce recueil vous ravira. A lire , à offrir, s’offrir.

EXTRAITS

« Grèce solitaire, oubliée, toi qui la nuit/erres les cheveux dénoués/vendant des fleurs dans les boîtes de nuit/te faufilant entre voitures et musiques/entre passants indifférents et mouchards/entre les garçons qui changent de service et ces deux-là/qui jettent des tracts dans l’obscurité ».

**********

« Dans la cellule obscure/j’avais rageusement envie d’un arbre, d’une chose vivante/Sur les murs moisis mon regard s’engloutissait/dans des adieux désespérés, dans des noms d’exécutés/qui s’écroulaient en même temps que le plâtre/comme s’il les tuait à nouveau dans les rires et les sons d’harmonica/des masques ignares qui passaient dans la rue/Je n’avais pas encore compris que la nature/commençait par moi/et que les gardiens ne pouvaient rien me prendre ».

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