BlasMusikPop, KAISER Véa

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RENTREE LITTERAIRE 2015

 

 

 

L’HISTOIRE

Johannes se destinait à autre chose qu’à cette vie fruste dans le village de ses ancêtres. Son grand-père, Johannes premier du nom, avait lui-même quitté Saint-Peter-sur-Anger pour aller étudier en ville – et observer le développement des vers solitaires ! –, avant de revenir et de s’établir comme médecin. C’est ce dernier qui a communiqué à son petit-fils son goût du savoir et sa passion pour Hérodote, qui font de lui aussi un original dans ce microcosme alpin où lire est considéré comme hautement suspect. Ainsi, lorsque le jeune homme échoue au baccalauréat, quel drame ! Le voici condamné à rester parmi les  » barbares « . Et il ne tarde pas à se faire embrigader dans l’un des événements majeurs de la localité : la venue d’un grand club de football hambourgeois… Des dialogues savoureux, une langue inventive, tantôt désuète, tantôt moderne, des personnages hauts en couleur, un luxe de détails, de l’esprit, beaucoup d’esprit. Avec son premier roman, très remarqué au moment de sa parution, Vea Kaiser s’en est donné à cœur joie.

 » Un premier roman épique sur la vie d’un village, racontée avec fraîcheur et audace.  » Zeit Literatur  » Vea Kaiser s’impose comme l’un des plus passionnants auteurs débutants de cette rentrée littéraire.  » SonntagsZeitung

MON RESSENTI

Ce livre est un OVNI littéraire, c’est à la fois un roman d’aventure, initiatique, philosophique, social. J’ai ADORE  ! En plus, il y a beaucoup d’humour, beaucoup de références culturelles et puis quelle idée  de parler de vers solitaires ! J’ai aimé faire connaissance avec les habitants de ce petit village d’Autriche et leur dialecte, leurs coutumes. C’est presque une étude sociologique et c’est très réussi parce que ces habitants pourraient, je le pense être de n’importe quel pays. Quiconque ayant vécu à la campagne reconnaîtra des attitudes, des personnages, des expressions, un rapport particulier avec les gens « de la ville ». J’ai d’ailleurs, reconnu des gens et vu des similitudes avec des villageois des Deux Sèvres c’est dire si c’est universel. Même les thèmes abordés comme l’appel de l’ailleurs, le sentiment de n’être pas à sa place et d’avoir envie de partir, de faire autrement, de ne pas rentrer dans le moule peuvent parler à tout à chacun.

L’auteur a réussi à nous faire rire mais tout en donnant à réfléchir sur certains préjugés, sur le fait d’écouter ses propres désirs, de casser le chemin tout tracé par sa famille. J’ai aimé l’utilisation du patois que l’on arrive même à entendre en le lisant. Il faut aussi le dire il y a beaucoup de tendresse et de bienveillance envers ces villageois parfois étroits d’esprit et ne voyant pas plus loin que le bout du village mais tellement attachants. j’ai trouvé très intéressant le message d’ouverture sur le monde qui est plus que jamais d’actualité.

Un livre intelligent, fin et quelle plume ! Et dire que l’auteur n’avait que 20 ans quand elle l’a écrit. D’ailleurs, pour l’avoir rencontrée lors d »une conférence aux Presses de La Cité je peux affirmer qu’en plus de bien écrire et d’être intelligente , elle est belle et a de l’humour, tout à fait le style de fille que l’on voudrait détester mais qu’on adore. J’espère qu’elle continuera sur cette lancée et quant à moi je suis certaine que je lirai son prochain livre avec plaisir.

VERDICT

Un OVNI littéraire qu’il faut ABSOLUMENT lire ! coup de coeur pour moi. C’est drôle, inventif, rafraîchissant et intelligent

EXTRAITS

« Luttez pour éviter que les cours de latin, de grec et de philosophie, qui éduquent nos âmes, ne soient remplacés par la science profane de l’économie qui ne fait qu’abrutir le cœur. »

**********

« Il était submergé par tout ce qu’il voyait, incapable de comprendre comment il avait pu jusque-là ignorer le reste du monde. Pouvait-on vivre sur cet énorme globe en ne connaissant que l’endroit où l’on était né et où l’on avait grandi ? »

**********

« Le mariage de Johannes et d’Elisabeth ne datait que du mois d’avril, les quatre cent vingt habitants du village avaient festoyé pendant trois jours. La fanfare avait joué, la vieille voiture des pompiers avait été réquisitionnée pour transporter les mariés de l’église à l’auberge, une affluence comme dans les processions organisées pour les grandes fêtes. Les villageois avaient attendu ce mariage pendant treize ans, car Johannes et Elisabeth étaient pour ainsi dire fiancés depuis l’école primaire. Bien avant que Johannes ne prenne l’habitude de rejoindre Elisabeth en passant par sa fenêtre, les vieilles femmes installées sur les marches de l’église parlaient déjà des beaux enfants qu’auraient ces deux-là. Johannes était un peu plus grand que la majorité des hommes du village et de stature athlétique. On sentait bien qu’il ne développerait jamais la bedaine saint-pétrucienne qui débordait de la ceinture de presque tous les hommes à partir de trente ans. Il avait les membres fins, les pommettes saillantes, mais le plus impressionnant, c’étaient ses cheveux, si blonds qu’ils brillaient dans l’obscurité. Les cheveux d’Elisabeth, eux, brillaient sous le soleil. Elle aussi était blonde, mais avec un reflet rougeâtre qui allumait des étincelles dans sa natte mollement nouée. Elle avait une carnation resplendissante de santé, et ce que Johannes aimait le plus chez elle, c’était la vitesse à laquelle ses joues se coloraient de rouge quand elle riait. Elisabeth en était parfois gênée, disant que cela lui donnait l’air d’une écolière. Alors Johannes lui embrassait vite le bout du nez ou le lobe de l’oreille, ce qui accroissait sa rougeur et la faisait glousser avec malice. »

**********

« Des gens d’la ville ? Quelle horreur ! Et si qu’c’était des ogres qu’enferment nos p’tiots à la cave, hein ? »

  • Broché: 528 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (19 août 2015)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2258113377
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