Discours d’un arbre sur la fragilité des hommes, BLEYS Olivier

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L’HISTOIRE

Une famille chinoise vit modestement au milieu d usines désaffectées et d entrepôts à l abandon. Le père, Wei, poursuit un rêve : devenir propriétaire de leur petite maison, pour honorer un serment fait à ses parents enterrés sous l arbre du jardin, le sumac ou arbre à laque, « qui a mêlé ses branches à tous les drames du siècle dernier ». Lorsque Wei parvient à réunir l argent nécessaire, il découvre qu un grand projet minier menace sa famille d expulsion. On a détecté un minerai de valeur inestimable, le terbium, dans le sous-sol de leur propriété. Une lutte inégale s engage alors contre la compagnie minière, avant un retournement que ceux qui croient au hasard lui attribuent.

Récit familial, fable sociale dans la Chine capitaliste d aujourd hui, réflexion sur l amour, l honneur, l argent et les biens matériels, Discours d un arbre sur la fragilité des hommes est une méditation plus large, sur les liens qui unissent l homme et la nature, et dont le sumac, figure totémique du texte, se veut le vecteur.

MON RESSENTI

Un roman qui a tout pour plaire au plus grand nombre. Pourquoi me direz-vous ? Et bien parce que les personnages principaux de cette fable familiale et sociale c’est monsieur et madame tout le monde, ils ont les mêmes problèmes, les mêmes espoirs, les mêmes combats. Parce que cela parle des choses qui nous touchent tous : l’amour, l’argent, la famille et la nature.

En tout premier lieu j’ai été intriguée par le titre que je trouve magnifique et qui à lui seul me transporte. Et l’intuition que ce livre allait être super s’est muée en certitude au fil des pages. Beaucoup de poésie dans ce livre, j’ai aimé certaines parties plus que d’autres notamment celles sur les différences entre pauvres et riches, sur l’importance qu’on donne aux biens matériels . Je me suis vraiment attachée à Wei et sa famille, j’ai compris leur désir de rester là où ils ont tant de souvenirs, là où ont grandi les enfants. J’ai suivi leur aventure en tremblant parfois pour qu’on ne les exproprie pas .  J’ai été touchée par les mots de l’auteur et la délicatesse avec laquelle il nous conte les aventures de la famille de Wei et leur résistance à l’oppression.

Beaucoup d’émotions et prise de conscience d’une nouvelle injustice et d’une nouvelle forme d’abus de pouvoir. De plus, je ne connaissais pas les maisons clous.

VERDICT

Un très beau roman, poétique et social, superbement écrit qu’il serait bien dommage de ne pas découvrir.

EXTRAITS

 » Mais la vérité, Yun, la vérité c’est qu’on est de tout petits poissons…. Tu vois, ce menu fretin tout en bas de la chaîne alimentaire, dont les gros font pitance ? … On frétille au bout d’une ligne mais l’hameçon est bien enfoncé et nous déchire la gueule ! »

**********

 » Tu veux couper l’arbre qui pleure… méfie-toi qu’un jour, quelqu’un ne s’avise de te trancher la tête ! Couic ! Bien des gens sont d’avis que nous encombrons la planète et qu’il faudrait , nous aussi, nous débiter en menu bois pour le poêle ! (…)

Rappelle-toi, Wei, que les pauvres ne servent à rien ! Ils sont au mieux un zéro, au pire un décompte dans la grande tradition de l’humanité ! « 
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