Son of a gun, ST.GERMAIN Justin

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L’HISTOIRE

Septembre 2001. Les Twin Towers tombent à New York. À Tombstone, Arizona, théâtre de la fusillade d’O.K. Corral, un autre drame se joue : Debbie est retrouvée dans sa caravane, le corps criblé de balles. Son cinquième mari ? Enfui. Dix ans après, Justin St. Germain revient sur les lieux, sondant le passé pour tenter d’élucider le destin de cette femme, instable, aimante. Sa mère. Son of a Gunbrosse avec une éclatante sobriété le tableau d’une société qui n’est pas prête à rendre les armes. « Cette autobiographie est un portrait sans complaisance des États-Unis, composé comme un polar terriblement efficace.  » Ouest France Traduit de l’anglais (États-Unis) par Santiago Artozqui

MON RESSENTI

Un roman coup de poing qui m’a touchée, l’auteur raconte ici le décès brutal de sa mère retrouvée dans sa caravane. C’est une histoire tragique qui remue et qui pose encore une fois la question des armes aux Etats-Unis. Une histoire terrible d’une mère qui est aimante à sa façon mais qui a du mal à donner ce qu’elle n’a pas eu. On sent néanmoins que son fils l’aime et à travers ce récit il lui rend un hommage sans pathos et vibrant. Il n’essaie pas de la faire passer pour une martyre ou une sainte, il relate les faits tout simplement, comme pour fixer les choses dans le temps.

Il a enquêté et est passé par toutes les étapes du deuil, la tristesse, la stupéfaction, la colère, l’incompréhension, le déni, la culpabilité. C’est seulement après toutes ses étapes qu’il a pu avancer, faire son deuil et dire à travers ce roman qu’il pardonne à cette mère défaillante, fragile et paumée et surtout lui dire qu’il l’aime.

On prend conscience d’une réalité assez cachée et très rarement traitée dans la littérature contemporaine, à savoir les conditions de vie et de survie (pour certains) des blancs pauvres et non instruits.  Un texte intense et prenant, une grande qualité d’écriture que je suis contente d’avoir découvert. Un livre intelligent qui met le doigt sur quelques problèmes importants aux Etats-Unis. J’ai aimé aussi la dignité avec laquelle il raconte ce traumatisme et ce drame.

Un auteur qui j’espère ne s’arrêtera pas là car il a tout pour devenir un grand auteur américain.

VERDICT

Un superbe roman qui ne laissera pas le lecteur indifférent et qui est très prenant . A découvrir d’urgence !

EXTRAITS 

 » Alors, j’ai fait ce que tout étudiant en lettres aurait fait : j’ai cité quelqu’un d’autre.
« Ma mère est morte. La Bête a surgi. »
Ça a marché. Au cours des semaines suivantes, j’écrivais tous les soirs, et à chaque fois, les mots me venaient facilement. Je parcours ces pages de temps à autre, quand j’ai peur de commencer à oublier, mais très vite j’ai envie de prévenir mon ancien moi de ce qui l’attend, de lui dire que la Bête restera toujours avec nous. » 

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  • Poche: 312 pages
  • Editeur : 10 X 18 (19 août 2015)
  • Collection : 10/18
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