Celles de la rivière, GEARY Valérie

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L’HISTOIRE

Un premier roman magnifique qui place au cœur de son mystère une nature inspirée et des voix d’une belle authenticité
La femme qu’emporte la rivière Crooked flotte entre deux eaux. Sur la rive, deux fillettes qui jouent dans l’après-midi ensoleillé. Elles sont les premières à découvrir le corps et, soudain, leurs jeux cessent. Leur enfance bascule dans la dureté du monde des adultes. La veille, leur père les a laissées seules suffisamment longtemps pour qu’elles puissent le croire coupable de meurtre. Pour ne pas le perdre, comme elles ont perdu leur mère quelques semaines auparavant, elles décident de mentir sur son emploi du temps… et resserrent bien malgré elles les mailles du soupçon autour de lui, le livrant en pâture à une petite ville dont les préjugés et les rancunes lui laissent peu de chances…
A travers les yeux et les pensées de Sam, juste entrée dans l’adolescence, et de Ollie, encore enfant et qui s’est enfermée dans le silence, Valerie Geary mène son lecteur dans une enquête tissée de secrets, de mensonges, de semi vérités et d’adieu à l’enfance. A la tension générale de l’intrigue et à l’atmosphère, qui doit beaucoup à la superbe présence de la nature, s’ajoutent les voix d’esprits bienveillants qui guident les fillettes dans leur quête de vérité.
MON RESSENTI
 Une enquête où les secrets ont la part belle et ne facilitent pas les choses, deux jeunes filles insouciantes qui basculent dans le monde corrompu et dur des adultes et une écriture savoureuse et sensible , voilà ce que vous trouverez dans ce premier roman de qualité.
Un polar un peu thriller sur les bords mais qui réussit à nous émouvoir, à nous toucher et à être poétique. Je suis totalement bluffé par la maîtrise de l’auteur , quel talent !
Derrière l’enquête, il y a aussi une histoire familiale très chahutée, particulière et surtout un lien très fort entre deux soeurs tellement différentes. C’est d’ailleurs, à travers leurs yeux que le lecteur entre dans l’histoire, leur histoire et ce grâce au récit alterné qui nous permet d’avoir leur point de vue à chacune. Et ce que l’on peut dire c’est qu’elles ne vivent pas les choses de la même manière. Ollie est entourée de fantômes et plutôt introvertie quand Sam est plus tournée vers la nature et cherche des réponses .
Les deux fillettes sont attachantes chacune à leur manière et l’auteur par son écriture nous fait pressentir que l’on sortira pas indemne de cette lecture captivante.
Un thriller où la nature a beaucoup de place en plus de l’intrigue, c’est même presque un personnage. Les descriptions de lieux sont tout simplement superbes. J’ai aimé aussi le changement de rythme de la fin où tout s’accélère provoquant une petite montée d’adrénaline.
Un coup de coeur pour moi.
VERDICT
Un roman captivant, envoûtant, émouvant. Il serait vraiment très très dommage de passer à côté de ce petit bijou.
  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Mosaic (4 novembre 2015)
  • Collection : MOSAÏC
EXTRAITS
 » Toutes les explications et les excuses du monde ne changeraient rien à ce qui s’est passé. On porte le poids de son passé avec soi, quoi que l’on fasse pour s’en libérer… après tout j’étais venue ici pour connaître la vérité, et Ours me la donnait – qu’elle me plaise ou non »
**********
 » Les gens qui nous aiment nous aiment pour toujours, même quand on dit des choses méchantes ou qu’on fait des mauvais choix, même quand on leur fait du mal de la pire façon. Même dans ces cas-là, ils nous aiment et continuent de nous aimer et ils nous aimeront toujours. »
**********
 » C’est donc ça la mort? un entre-deux entre le rêve et l’éveil où on n’arrête pas de se dire Réveille-toi, réveille-toi, ouvre les yeux, sauf qu’on ne le fait pas. On ne peut pas. Alors on reste allongé, immobile, l’esprit et le corps séparés, et on se demande si ce qu’on voit, qu’on entend, qu’on sent, est réel ou pas. J’aurais cru que mourir ressemblerait plus à une élévation. Non, ce n’est pas vrai. En fait, je croyais que je ne sentirais rien. Parce que quand on est mort, on est mort et puis c’est tout. Point final. »
*********
 » Les abeilles reconnaissent ceux qui les aiment, m’avait-il dit un jour. Elles savent qui respecte leur dur labeur et leur générosité, et qui ne cherche qu’à en tirer profit. Celui qui vient à la ruche avec reconnaissance et humilité ne se fait pas piquer. »
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4 réflexions au sujet de « Celles de la rivière, GEARY Valérie »

    1. Bonjour ,

      Je te souhaite une bonne année et je peux que te dire de foncer, tu ne regretteras pas. N’hésites pas à venir me dire ce que tu en auras pensé .

      Bises et bonne lecture

      Aimé par 1 personne

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