Le Principe de parcimonie, MALLOCK

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L’HISTOIRE
On a volé la Joconde. À la place du mystérieux sourire apparaît le visage hideux de la barbarie. Plus qu’un crime, c’est un manifeste. Polichinelle écarlate et Paganini du rasoir, le monstre qui répond au nom de Docteur Ockham excelle à découper l’anatomie de ses très médiatiques victimes. Performance iconoclaste ou massacre dément ? Paris frissonne. La terreur tout autant que la fascination règnent. Alors que la Seine, en pleine crue centennale, engloutit métro, monuments et musées de la capitale, Mallock, tour à tour commissaire et critique de cette exposition apocalyptique, va devoir démasquer Ockham avant qu’il n’accomplisse son ultime promesse, son grand œuvre : repeindre le monde aux couleurs du chaos. Un livre phénomène !

MON RESSENTI
J’ai adoré les précédents livres de Mallock et il ne faisait aucun doute que celui-ci allait me plaire aussi, et bien je confirme il est super. Quel talent, j’adore l’écriture, le vocabulaire, c’est vraiment pour les lecteurs qui aiment la langue française un régal. J’adore retrouver le commissaire Mallock et je précise qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu les précédentes aventures pour suivre celle-là. Le rythme est soutenu on est embringué dans l’histoire par le biais de courts chapitres, des dates pour tout les événements. Les noms du taré qui a volé la Joconde font penser à des noms de super héros et les différents personnages nous rappelle étrangement quelques choses un philosophe star de la télé (il n’est pas dit s’il aime les chemises blanches), un chanteur pour minettes écervelées, un écolo engagé…

J’ai aimé les lettres du tueur et les préceptes accompagnant chaque bocal, je vous laisse découvrir cela. L’histoire se tient, les personnages sont travaillés, Paris est à elle seule un personnage. Une vraie course contre la montre où l’on a pas le temps de reprendre son souffle. Le vol de la Joconde , rien que ça il fallait vraiment oser . Ce que j’admire chez l’auteur c’est cette faculté qu’il a de faire ressentir les odeurs, l’effroi des meurtres, les ambiances glauques avec  une qualité d’écriture hors norme pour ce genre littéraire.  Il y a quelques choses de vraiment très attachant avec Mallock, ce n’est pas un super flic propre sur lui, infaillible , il a un passé, des douleurs comme la perte de son fils, il aime un peu trop l’opium et le whisky, il a le verbe haut , il est humain et c’est rassurant et ajoute de la crédibilité au tout.

C’est un thriller page turner où le lecteur va de surprise en surprise, de rebondissements en horreur et il en sort sonné mais heureux d’avoir vécu quelques heures de lecture sous tension. Un super thriller .

VERDICT

Si vous connaissez Mallock et que vous aimez alors ce dernier livre vous plaira également. Si vous ne connaissez pas encore alors il est temps d’aller dans la première librairie venue et de vous le procurer.

  • Broché: 542 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (11 février 2016)

EXTRAITS

« Une angoisse chasse l’autre. En tout cas, chez Mallock, ç’avait toujours été comme ça. Il ne se souvenait pas d’un seul moment dans sa vie où les choses, autour de lui, s’étaient complètement apaisées. Il y avait toujours eu trop de pluie ou de vent, de froid qui givre ou de canicule qui brûle, toujours la sécheresse inquiétante dans les champs de son enfance, toujours les crues subites et les récoltes détruites. Chaque matin et chaque soir, son père regardait le ciel pour tenter de savoir d’où viendrait le prochain coup du sort. »

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