Tous les hommes sont des causes perdues, Mabrouck Rachedi

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L’HISTOIRE

Les histoires d’amour éternelles, c’est comme les blagues Carambar : il n’y en a qu’une sur mille qui marche. Contre la mathématique implacable des probabilités, on essaie malgré tout, sachant qu’à la fin on risque de se casser les dents. Ma relation avec Sofia avait d’abord eu la même consistance que les caramels : mou, très mou. C’était il y a un an. C’était il y a une éternité.

Un jour, Adam pose une question anodine à Sofia sur la genèse de leur histoire. La réponse détruit ce qu’ils ont construit ensemble. Adam, amoureux fou, se noie alors dans une obsession incontrôlable, une fuite en avant irraisonnée. De l’absurde naît un débordement d’amour et beaucoup d’humour.

MON RESSENTI

Un roman qui a sauvé une sale journée de loose intégrale (entretien d’embauche un jour de pluie : super pour les cheveux ! associés à une grève des transports : youhouh vive les attentes interminables debout et la marche forcée pour six stations qui semblent une éternité). Quelle bonne idée j’ai eu de le glisser dans mon sac ! Il faut dire que ça faisait un moment que je l’avais dans ma PAL mais toujours une urgence qui passait devant et là je savais qu’il me fallait de la légèreté et une bonne dose d’humour pour supporter cette journée. Déjà pour ça merci Mabrouck , mais merci aussi parce que j’ai ri, j’ai souri et j’ai presque relativiser les galères et oublié le mauvais temps tant j’étais prise dans ce roman sympathique, drôle, tendre et tellement représentatif de la vision du couple actuel.  J’aime beaucoup l’auteur que je suis sur Facebook parce que j’adore ces posts drôle, tendre, toujours tourné vers l’autre, humaniste et pertinent et j’avais vraiment beaucoup aimé ses précédents livres particulièrement « Le petit Malik »  et celui là je l’ai adoré aussi.

C’est donc l’histoire d’un couple sur le point de se marier dont il s’agit ici, au détour d’une question très banale toute leur histoire est remise en question. J’ai trouvé que cela ressemblait à une pièce de théâtre et j’ai aimé avoir les points de vues différents des protagonistes. Sofia et Adam c’est un peu fuis moi je te suis, suis moi je te fuis. J’ai éprouvé de l’empathie pour Adam surtout quand il subit sa mère (j’ai mes raisons pour cela), c’est très bien vu , les mères maghrébines sont redoutables et tellement envahissantes  ! Beaucoup d’humour mais aussi de finesse, j’ai trouvé que c’était bien vu et ça parlera forcément à tous, soit pour notre propre couple soit parce que ça nous rappellera un couple d’amis, de la famille, des connaissances.  J’ai aimé la maladresse mais aussi la grande sensibilité d’Adam et surtout son amour inconditionnelle pour Sofia, il est tellement attachant. On se demande d’ailleurs à quel point il y a de l’auteur dans ce personnage. Sofia est plus terre à terre même si elle est invariablement attirée par des hommes à protéger, des hommes cassés. Cette histoire d’amour qui commence sur un malentendu va -elle résister à la découverte de dernier ?

Derrière cette histoire d’amour il y a beaucoup de profondeur, l’auteur en profite pour faire passer quelques messages sur la famille, le couple au sens plus large, la société, la mixité, le travail, la banlieue. C’est toujours dit avec subtilité, avec une maîtrise de la langue française qui fait tellement plaisir aux yeux, aux oreilles.  Le titre est beau, la couverture aussi et le contenu l’est encore plus , un vrai régal qui nous questionne sur notre propre vision du couple, de la banlieue et des pressions sociales, familiales.

Un régal et un moment dans une bulle que j’ai adoré , vivement le prochain, en attendant il faut que je lise ceux que je n’ai pas encore lu .

VERDICT

Vous ne pouvez pas passer à coté, il fait moche, les nouvelles sont tellement décevantes, le monde ne tourne plus très rond et vous avez le moral en berne, plutôt que de se laisser abattre, ou de céder à la morosité ou la mélancolie  entrez dans une librairie et achetez-le . Je vous assure des heures de lectures coupées du monde et qui vous ferons le plus grand bien.

  • Broché: 228 pages
  • Editeur : Rue Férou l’Age d’Homme (12 mars 2015)
  • Collection : Rue Férou
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