La défête des mères, Martine Magnin

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L’HISTOIRE
La mère en défaite est à la mère ce que le polyester est au cachemire. Un ersatz, une pâle copie, une contrefaçon flagrante et toujours décevante. Arrêtons de béatifier toutes les mères, cessons de tolérer leurs nuisances répétées, de respecter l’« irrespectable ». Pour une fois osons, soyons des enfants incorrects et critiques. Place à la rébellion, à la DéFête des Mères, faisons aujourd’hui leur fête à celles qui, par leurs paroles perverses et leurs actions déficientes, ne devraient pas s’autoriser le nom de mère.

MON RESSENTI

Un sujet qui me passionne et qui m’attire toujours, j’ai mes raisons, mes souvenirs, mes douleurs, mes craintes et mes rêves toujours là présents c’est un sujet très sensible et je ne pouvais passer à coté de cet essai. La couverture nous l’annonce tout de go, ça va saigner et effectivement les mères ne sont pas idéalisées ni diabolisées, elles sont tout simplement elles avec leurs failles, leurs forces, avec leurs vies de femmes, de mères, d’épouses, de salariées, de filles de  et c’est ce qui rend cet essai magnifique et terrifiant à la fois car on y reconnait forcément quelqu’un, peut être même un peu de nous dans ces portraits sans concession, cet éventail de mères toutes différentes.

C’est vrai ça pourquoi fêter les mères, est-ce qu’elles méritent toutes une fête ? Entre les mères égoïstes, les envahissantes, les adjudants , les copines, les mères enfants, les absentes, les démissionnaires, les débonnaires, les paumées, les reines de la maîtrise, les séductrices… Qu’est-ce qu’une bonne mère au fond ? le sait-on vraiment ? A travers plusieurs portraits et différents points de vue, parfois il y a le point de vue de l’enfant, on découvre des mères imparfaites qui s’efforcent pour la plupart de bien faire et qui pensent tout faire pour le bien de leur enfant à tort ou à raison. Certains portraits sont attendrissants lorsque ce sont des défauts sans trop d’importance, d’autres portraits en revanche sont vraiment glaçants.

Je pense qu’on ne s’improvise pas mère et contrairement à Elisabeth Badinter, qui m’avait fait bondir avec son livre « l’amour en plus » sur l’instinct maternel que nous avons toutes selon elle, je pense que toutes les femmes ne sont pas faites pour être mère et que certaines auraient dû s’abstenir tant les dégâts peuvent être grands sur les enfants qui bien souvent deviennent des adultes fragiles ou mal équilibrés, on ne mesure pas assez les souffrances qu’une mère mal-aimante, absente ou au contraire trop présente peu produire sur sa progéniture.  Il y a des blessures qui ne se referment jamais, tout au plus on peut mettre un peu de sparadrap, un mouchoir ou ranger dans un coin de sa mémoire les questions qui fâchent : pourquoi moi ? pourquoi ne m’aime t-elle pas ? pourquoi m’aime t-elle trop ou pas assez ou pas du tout ? mais je m’égare et je vais revenir au livre que j’ai lu d’une traite en une quarantaine de minutes .

Un essai qui fait bien le tour du sujet avec une dose d’humour là où parfois il est difficile d’en mettre, on a toute en tête un modèle de ce qu’est la mère parfaite  et même des modèles de mères à ne surtout pas reproduire,  c’est pourquoi ce livre parlera à toutes les femmes qu’elles soient mères ou non d’ailleurs. Cela se lit très facilement , c’est très aéré et les citations sont très bien choisies et collent parfaitement avec chacun des portraits.

VERDICT

Je le conseille les yeux fermés toutes les femmes devraient le lire . La relation à la mère y est traité différemment de ce qui se fait habituellement.  Original, drôle et touchant, révoltant et inspirant.

  • Broché: 173 pages
  • Editeur : Estelas Editions (13 mars 2015)
  • Collection : Société
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Une réflexion au sujet de « La défête des mères, Martine Magnin »

  1. bien, je ne sais quoi dire, sinon que je me roule de plaisir, que je roucoule de joie, de lire une telle chronique sur mon essai. il vient en contrepoint d’une récit témoignage, paru lui aussi chez Eslelas Editions sous le titre Mensonges et Faux Semblants. Merci donc encore pour cette chronique qui me fait du bien là où j’ai eu un peu mal, bravo pour l’implication et le talent. Imparfaites ou imparfaits nous le sommes tous, restons déjà sincères, c’est un bon début.

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