Les rêves sont faits pour ça, Cynthia Swanson

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L’HISTOIRE

Une nuit, Kitty rêve qu’elle se réveille dans une chambre inconnue. Auprès d’elle, un homme qu’elle ne connaît absolument pas, mais qui l’appelle Katharyn, et deux petits enfants qui l’appellent maman, mais dont elle ne peut être la mère. Puis la scène s’estompe, Kitty ouvre les yeux et reprend sa vie de célibataire amoureuse des livres et libraire à Denver. Mais le rêve revient. De plus en plus souvent. De plus en plus puissant…

Face au miroir de cette autre vie imaginaire, Cynthia Swanson fait douter le lecteur.  Qui est vraiment son personnage ? Kitty, la jeune femme qui a fait le choix de se consacrer à sa passion des livres et n’a pas eu d’enfant, ou bien Katharyn, l’épouse comblée, son double onirique ? Au fil des pages, les frontières se brouillent. La résolution, en réorganisant les morceaux du miroir, laisse troublé, stupéfait et ému.

Cynthia Swanson explore avec créativité les méandres de nos rêves, les raisons de nos choix et la profondeur de nos dénis. Un portrait de femme, et une évocation saturée d’élégance et de nostalgie de l’Amérique des années 1960.

MON RESSENTI

Nous voilà plongés dans l’Amérique des années 60, avec Kitty passionnée de livres (tiens ça me parle ça) et Katharyn épouse heureuse qui est son double. Le lecteur est pris dans un tourbillon entre les deux, qu’est-ce qui est faux, qu’est-ce qui est vrai ? Kitty rêve un jour qu’elle est mariée avec des enfants et ce rêve lui parait tellement véridique… Le lecteur se pose lui aussi la question qui est qui  ? Est-ce vraiment une même personne ? En parallèle, on est témoin d’une époque, d’un lieu. La frontière entre réalité et délire est très fine et j’ai aimé me demander qui est la vraie, qui est réelle et du coup, sans m’en rendre compte j’ai tourné et tourné les pages et je l’ai fini très rapidement. L’auteur a réussi à ne pas en faire trop, on ne s’ennuie jamais, on s’attache à Kitty qui est perdue et fragile et qu’elle soit Kitty ou Katheryn on est touché parce que les deux vies sont celles de plein de gens avec les tracas, les joies. J’ai aimé qu’elles aient chacune leurs vies très différentes, mais aucune n’est idylliques, aucune n’est parfaite, elles n’ont pas les mêmes problèmes. Au final, on aimerait toute avoir l’accomplissement de Kitty dans son travail et celui de Katharyn dans sa vie de famille. À travers ces deux personnages, on a un panel de ce que les femmes voudraient et ne voudraient pas.

Loin d’être un roman psychologique de plus, c’est aussi un roman qui pose des questions, qui aborde des thèmes forts comme le déni. J’ai par ailleurs apprécié la plume de l’auteur qui convient parfaitement à ce style. De plus, tout est extrêmement bien construit, j’en ai appris un peu plus sur les écrivains des années 50, car ne l’oublions pas Kitty est libraire, c’est un autre aspect qui m’a bien plu. La chute est à la hauteur du reste du roman et je referme le livre en ayant passé de bonnes heures de lectures et en ayant envie de découvrir ou de relire quelques écrivains des années 50.

C’est aussi un premier roman et je ne l’espère pas le dernier.

VERDICT

Vous aimez les romans psychologiques, vous aimez les histoires de femmes, ou bien les années 60 ? Vous aimez vous questionner ? Être en immersion dans la tête d’un personnage ? Alors, précipitez-vous dans la plus proche librairie et achetez-le.

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : HarperCollins (4 mai 2016)
  • Collection : Mosaïc
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