Coup fourré rue des Frigos, Yves Tenret & Alain Amariglio

41tt78jcval

 

 

 

 

 

 

L’HISTOIRE

Walter, l’antihéros de Coup de chaud à la Butte-aux-Cailles de Yves Tenret, a de nouveau quitté le domicile familial et vit, cette fois-ci, seul dans un infâme gourbi de la rue de Patay quand il est appelé au secours par son vieux pote Abel Paoli, instituteur dans une école primaire de la rue des Frigos, dans le nouveau XIIIe, dit Paris Rive Gauche. Abel, l’enseignant modèle, est accusé d’avoir volé un tableau, une vieille croûte sans valeur qui traînait dans sa classe. Walter, la peinture et l’art moderne, ça le connaît. Lorsqu’il se rend compte que la toile est l’œuvre du grand peintre chinois Yue Hao, classé 17e dans la liste des artistes les plus chers du monde, il comprend qu’Abel est mal barré. Et voilà que l’inspecteur de l’Éducation nationale, qui harcelait l’instit est assassiné ! Il est impératif d’élucider la disparition du tableau pour tirer Abel de ce mauvais pas. De l’ancien XIIIe, il ne reste à ce pauvre Walter plus qu’un tout petit bout de la rue Watt et une moitié rouillée du pont de Tolbiac. Il ne va pas tarder à découvrir que, sous la façade high-tech et prétentieuse du néo-quartier, les mœurs n’ont vraiment pas changé. Comme il fait froid entre les tours de la BNF… Et, si loin des bistrots du vieux Paris, Walter a tellement soif !

MON RESSENTI

J’avais hâte de lire ce roman noir, car j’ai habité très longtemps dans le treizième arrondissement et que les lieux cités je les connais tous. Pour moi la Butte aux cailles, c’est des souvenirs de jeunesse, la piscine où j’allais avec ma soeur et des amis tous les mercredis, c’est aussi le centre aéré, les sorties. Le pont de Tolbiac c’est aussi des souvenirs de collège, de sèche, de balades. La rue de Patay me rappelle tant d’aventures avec ma meilleure amie de l’époque Yamina.  Je me suis donc beaucoup amusée à faire marcher la mémoire et retrouver les endroits du livre.

Ce polar écrit à quatre mains m’a beaucoup plu, tout est sympa : les lieux, les personnages, l’histoire, le ton, le style. On retrouve Walter, l’antihéros que j’avais déjà beaucoup aimé dans  » Coup de chaud à la Butte-aux-Cailles « , il vient en aide à un ami accusé d’avoir volé un tableau. Mais, ce pauvre Walter n’est pas au top de sa forme , il se soûle et à laisser tomber sa femme et ses enfants. Il est bourré la plupart du temps, ne reconnait pas les rues et les bâtiments, il s’étonne des cartes de fidélité, des bars où il y a tant de choix de café. Il y a aussi une critique du tout mercantile et du déclin de l’éducation nationale, les écoles de moins en moins publiques et de plus en plus privées. Mais surtout il s’agit d’un polar, d’un roman noir alors il y a tous les ingrédients l’histoire avec une intrigue qui se tient et une enquête assez difficile à mener vu l’alcoolisme de Walter qui ne fait pas toujours les liens qu’il faut au moment où il faudrait. Les dialogues sont savoureux, l’histoire bien ficelée et puis il est attachant ce Walter.

VERDICT

Tout est là pour les amateurs de Paris, du XIIIe, de polars, de thriller, d’intrigues . Allez laissez vous tenter et procurez-vous-le pour vos trajets, vos soirées d’automne.

  • Broché: 314 pages
  • Editeur : La Différence (4 mai 2016)
  • Collection : Noire

 

Publicités

Une réflexion au sujet de « Coup fourré rue des Frigos, Yves Tenret & Alain Amariglio »

Je laisse un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s