Le mystère de Jean l’oiseleur, Jean Cocteau

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L’HISTOIRE
1924. Jean Cocteau compose la plus intime et la plus bouleversante de ses œuvres. À la mort de Raymond Radiguet, Jean Cocteau est dévasté par le chagrin. Il s’enferme dans une chambre d’hôtel sur la Côte d’Azur. Porté par la grâce de son imagination et l’aide de l’opium, il se dessine inlassablement devant le miroir.  Il en résulte une sublime série de 31 autoportraits.

À travers cette gestuelle introspective et répétitive, Jean Cocteau étouffe son désespoir, rend hommage à son ancien amant, s’interroge sur la mort et la création et convoque les artistes qui l’ont inspiré, tels que Picasso ou Apollinaire. Le Mystère de Jean l’oiseleur est une passerelle : d’une part, il exprime la réalité parallèle que Cocteau a trouvée dans son miroir ; d’autre part, le poète navigue entre un travail passé, tel qu’Antigone, et des ébauches de ce qu’il écrira par la suite.

Édité à 130 exemplaires seulement en 1925, le manuscrit n’a jamais été publié depuis. Les Éditions des Saints Pères le rendent accessible pour la première fois.

Le coffret contient deux volumes : la reproduction intégrale du manuscrit (volume 1), et une analyse des autoportraits et des aphorismes de l’artiste (par David Gullentops – volume 2). L’ouvrage est préfacé par Dominique Marny, vice-présidente du Comité Cocteau. Le coffret est proposé en édition bilingue (tous les textes sont traduits en anglais).

Cette édition prévoit deux tirages : le premier, dans un coffret bleu et argenté, est numéroté de 1 à 1000. Un second tirage de 1000 exemplaires non numérotés sera disponible ultérieurement.

MON RESSENTI

Quelle splendeur ! un coffret magnifique, classe et émouvant. Tenir entre ses mains le manuscrit de Jean Cocteau c’est juste que du bonheur. Je tenais d’ailleurs à faire une parenthèse afin de remercier particulièrement Gilles Paris qui est si généreux et cherche toujours à faire plaisir, je suis gâtée et reconnaissante. La parenthèse étant fermée venons-en au petit bijou de coffret.

Il se compose de deux volumes, avec une série d’autoportraits uniques, magnifiques et touchants. C ‘est Cocteau par lui-même et cela permet au lecteur d’entrer dans l’intime, dans la tête et les pensées du grand homme. 31 autoportraits agrémentés de ses pensées, d’aphorismes, d’envolées lyriques témoins de sa souffrance à la perte de son amant Raymond Radiguet. Mort qui le laissera inconsolable et le plongera dans une spirale infernale entre solitude, peine et opium.  Les différents portraits sont emplis de symboles, tantôt sobres  tantôt surréalistes, ni tout à fait différents ni tout à fait les mêmes. Le lecteur essaiera d’en décrypter le sens, la signification.  Le regard de Cocteau est hypnotique, on dirait qu’il sonde le plus profond de son âme, qu’il interroge l’avenir.

Le lecteur est parfois obligé de tourner le livre, de pencher la tête pour lire la prose, les aphorismes de l’auteur et cela ajoute une dimension supplémentaire à la lecture du manuscrit. On a vraiment l’impression d’être privilégié, d’entrer dans l’intimité et d’être le témoins et ainsi partager la peine de Cocteau. La douleur qu’il ressent n’est pas feinte elle est bien réelle et transparaît dans chaque mot, dans chaque dessin. Chacun de ses autoportraits, chacun de ses mots est un témoin pour l’éternité de cette période sombre de sa vie. Il y a des phrases qui touchent, d’autres qui interrogent, certaines font écho à notre propre vécu, à nos pensées secrètes, certaines sont simplement belles.

Les éditions Saints Pères nous livre un bijou, dans un écrin argenté et bleu, le premier volume renferme les autoportraits intégral et les écrits qui vont avec, c’est très émouvant de lire avec l’écriture de Cocteau, une écriture singulière et unique. Le deuxième volume est une transcription du premier pour plus de lisibilité, il est en édition bilingue, il y a aussi des explications, des analyses des textes et divers aphorismes.

Un moment de magie totale, un livre que je chéris et que j’aime voir à côté de celui de Notre dame de Paris de  Victor Hugo aux Editions Saint Pères dont je partage sans réserve la sensibilité artistique.

VERDICT

Si vous connaissez un fan de Cocteau ou si vous êtes fan vous-mêmes, c’est impossible de faire l’impasse  sur cet ouvrage exceptionnel. A offrir ou se faire offrir, ça tombe bien c’est bientôt noël. A mettre sous le sapin.

   Nombre de pages : 160 (2 x 80 pages)

Editeur : SAINTS PERES (11 octobre 2016)

 

 

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