La folle du logis, Rosa Montero

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L’HISTOIRE

Rosa Montero invite le lecteur à un voyage entre vérité et fiction sous la houlette de l’imagination, la « folle du logis’, mêlant allègrement la littérature et la vie en un cocktail excitant de biographies d’écrivains et d’autobiographie vraie ou fausse.
À travers un panorama des névroses et des faiblesses d’auteurs comme Melville, Goethe, Tolstoï ou M. Amis, et des mécanismes de la passion amoureuse dont elle est elle-même la proie, elle bouscule le lecteur ravi.

Loin de toute analyse universitaire, un livre sur l’imagination et les rêves, sur la folie et la passion, les peurs et les doutes des écrivains, mais aussi des lecteurs. Une défense et une illustration passionnées et jubilatoires de l’écriture, de la lecture et du rêve comme derniers remparts contre la folie.

MON RESSENTI

L’auteur nous propose un livre hybride entre essai et autobiographie romancée et surtout elle nous parle de littérature, de création littéraire.  Elle nous parle des déviances et des faiblesses de certains auteurs, de l’imagination, du processus de création, des manies, des peurs, du rapport des écrivains à la lecture et du rêve.  Mais surtout, à mon sens le plus important, elle parle de l’écriture et du sens que l’écrivain lui donne, de la quête de sens dans la réalité, le pourquoi il est vital pour certains d’écrire. On se rend compte qu’il y a autant de raisons d’écrire que d’écrivains, que chacun à son histoire et son rapport à la page blanche. Elle raconte des pans de sa vie trépidante .

Ce que j’ai aimé c’est que l’auteur n’a pas voulu donner dans le cours magistral, elle ne cherche pas à convaincre qui que ce soit. Elle livre sa vision de ce qu’est la littérature, l’écriture, l’écrivain, la part de l’imagination dans tout ça. Par contre, elle va peut être, être responsable de l’augmentation de votre liste d’achat livres ou la hauteur de votre PAL, car elle cite beaucoup de livres et d’auteurs pour étayer son propos. C’est un livre passionnant, surtout pour qui aime la littérature et le monde du livre, il y a là une mine d’information, d’histoires. Le ton est très agréable et donne l’impression que rien n’est sérieux, académique et que lecteur partage un moment privilégié avec l’auteur, que cette dernière papote avec le lecteur. Il y a une liberté de ton, de l’énergie et c’est très instructif.

Je ne suis pas complètement d’accord sur tout avec elle, mais par contre, je le suis tout à fait sur le fait que de nos jours un livre n’a pas le temps de vivre, de faire sa place, son histoire. Elle déplore le fait que ce soit le nombre d’exemplaires vendus qui soit l’unité de mesure de la qualité d’un livre, elle parle de la littérature féminine de façon lucide. C’est bien simple elle m’a transportée et passionnée.

VERDICT

Ravira tout les passionnées, les fous de littérature et de tout ce qui s’y rapporte. Une vraie réussite, un réel plaisir de lecture

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : Anne-Marie Métailié (12 janvier 2017)
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