Amour, gloire et dentiers, Marc Salbert

Résumé 

Stanislas traverse une mauvaise passe, producteur de cinéma ruiné, il n’a d’autre choix que de se replier chez son fils, directeur du Jardin d’Eden, une maison de retraite en Normandie. Et voilà Martin obligé de cohabiter avec un père qu’il n’a vu qu’une poignée de fois depuis sa naissance. Son irruption va dérégler la vie des pensionnaires, obligés de se poser la seule question qui vaille : pourquoi s’économiser pour mourir grabataire quand on peut partir dans un feu d’artifice ? Un vent de folie souffle alors sur le Jardin d’Eden et même Martin finira par perdre son masque de sérieux pour trouver l’amour. Bilan, une tranche de vie juteuse, festive et rocambolesque, jouissive comme un Molinaro période faste ou un de Broca grand cru. Salbert ou le triomphe du CRS? : Comédie Romanesque et Sentimentale. De l’action, de l’humour, de la chlorophylle, des relations sexuelles hors mariage et un casting éblouissant

Ressenti

Après une année 2016 apocalyptique et un premier semestre 2017 en apnée j’avais besoin d’air, besoin de positif et de rire, beaucoup rire. Le titre de ce roman me donnait l’espoir d’un de ces livres feel good qui font du bien, je me suis dit allez c’est pile ce dont j’ai besoin.

J’ai bien aimé, j’ai souri, ri et j’ai passé un bon moment dans cette résidence de retraités peu ordinaires. Les personnages sont tous très attachants à leur manière, ils sont dévergondés, irrévérencieux et cela rajoute à la drôlerie des situations désopilantes. On est loin, très loin même,  de l’image des petits vieux qui sont avachis sur leurs chaises attendant une hypothétique visite de leurs progénitures, complètement éteints. Ces pensionnaires au contraire on des histoires d’amours,  de la malice, des aventures, le langage fleuri, des disputes. Ils sont très inventifs pour échapper au quotidien triste et morne qu’on leur impose.  Mais tout cela a commencé grâce à l’arrivée de Stanislas, personnage que j’ai beaucoup aimé car il est réaliste on retrouve tellement de personnes existantes dedans. Stanislas est un mythomane, looser il s’est fait largué par sa jeune petite amie, il a passé sa vie à flamber, à surfer sur les modes et n’a jamais percé dans le cinéma. Il se retrouve sans rien et va arriver Au jardin de l’Eden, maison de retraite tenue par son fils avec qui il n’avait plus aucun contact. Il n’est pas ravi de l’intrusion de ce paternel à la ramasse dans sa vie mais il est trop occupé par son histoire avec l’infirmière. C’est en racontant des histoires abracadabrantes que Stanislas va amener les pensionnaires à se dévergonder et se lâcher totalement.

C’est drôle, c’est pétillant, rafraîchissant, amoral, du soleil en Alaska ! Ce que j’ai apprécié aussi c’est que bien que très drôle il y a du fond car on y voit aussi la place laissée aux personnes âgés, on prend conscience de leurs difficultés avec cette dernière qui ne correspond pas avec leurs attentes et espérances. Les vieux d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes qu’hier et il serait temps d’en prendre conscience et d’en tenir compte pour leur donner l’opportunité de finir leur vie dans la dignité et la joie de vivre encore.  C’est donc un roman doux-amère qui fait aussi réfléchir.

Verdict

Un roman idéal pour rompre avec la morosité, la sinistrose actuelle, venez faire un tour Au jardin de l’Eden vous en sortirez assurément avec la banane et une envie de commettre quelques conneries.

  • Broché: 256 pages
  • Editeur : Le Dilettante (5 avril 2017)
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