MARLENA, Julie Buntin

De quoi ça parle : 

L’histoire de deux jeunes femmes et de la tumultueuse année qui coûtera la vie à l’une d’elle et marquera l’autre à jamais.

À trente-cinq ans, la vie de Cat est au point mort. Employée, en couple et sans enfant, elle lutte chaque jour pour ne pas sombrer dans l’alcool, tant son esprit est hanté par les fantômes du passé. Vingt ans plus tôt, Marlena est morte. La belle, la fonçeuse et accro aux cachetons Marlena est morte quelque part dans une forêt du Michigan. Marlena, sa meilleure amie, son seul repère dans une existence fracassée par les trahisons : un déménagement, le divorce de ses parents, l’abandon du père, la résignation de la mère, les adieux à un brillant avenir.
Quand Sal, le petit frère maintenant adulte de Marlena, la contacte pour en apprendre plus sur sa soeur, Cat se force à revivre cette époque trouble, la litanie de ses premières fois première bière, première cigarette, premier baiser, première pilule et cette amitié aussi passionnelle que toxique. Pour quelle raison exactement ? Savoir qui était vraiment Marlena? Comprendre pourquoi est-elle morte ? Chercher des réponses qui n’existent pas ? Par un fascinant jeu d’échos entre présent et passé, Julie Buntin, dans la lignée d’Emma Cline ou Celeste Ng, nous offre une profonde réflexion sur ce qui nous façonne et nous détruit à cet âge où l’insouciance est à la fois notre meilleur et notre pire ennemi, et où même au bord de l’abîme tout semble encore possible. Acclamé aux États-Unis, Marlena est le premier roman de Julie Buntin.

Finaliste pour le prix John Leonard du National Book Critics Circle 
– Sélectionné pour le prix du premier roman du Center for Fiction 
– Nommé meilleur livre de l’année 2017 par Vogue, BuzzFeed, The Washington Post, Esquire, Harper s Bazaar, NPR, NYLON, Huffington Post, Kirkus Reviews, Barnes & Noble 

Impressions :

Ce roman est un roman fort sur l’amitié, l’amour et la dépendance à une ou des personnes qui sont censées nous faire du bien mais qui s’avère au final des êtres toxiques. On parle de plus en plus des vampires énergétiques, des pervers narcissiques et c’est bien qu’enfin on en tienne compte. Ils sont partout au bureau, dans les « amis », les proches, la famille et peuvent faire des ravages sur leur victime, les menant parfois à la dépression, au suicide, à ne plus s’appartenir et ne plus être maître de ses décisions.

Mais revenons au roman, Catherine a 35 ans elle a une vie morne et simple, lorsque le frère de sa meilleure amie d’adolescence entre en contact avec elle pour en savoir plus sur sa soeur décédée une vingtaine d’années plus tôt. On va suivre par le biais de flash back la vie de Catherine qui est en plein coeur de l’adolescence avec tout ce que ça comporte de troubles, de questionnements et d’incertitudes. Sa famille est déchirée, elle est un peu paumée et dans cette période elle rencontre Marlena qui est aux antipodes de ce qu’elle est. Marlena est extravertie, elle a un style affirmé et bien à elle, elle  rayonne, elle est belle, c’est celle à qui toutes les filles timides voudraient ressembler, celle que l’on copie, celle avec qui on veut être amie. Elles deviennent amies et pendant un an l’emprise de Marlena sur Catherine va être telle que vingt ans après elle en est pas guérie et se débat avec son addiction à l’alcool. Elles vont vivre plein d’aventures la jeune fille sage va commencer à sécher les cours, à boire avec sa nouvelle meilleure amie du monde jusqu’au décès de Marlena un an plus tard.

J’ai bien aimé le récit en écho tantôt dans le présent, tantôt dans le passé, cela montre bien que ce que l’on a vécu à l’adolescence continue de marquer notre vie adulte, que des personnes toxiques de notre passé peuvent encore marquer de leur empreinte notre présent. L’adolescence est sans doute la période la plus importante de notre construction émotionnelle. Un beau roman qui saisit bien toute la complexité de cette période charnière et l’importance que peut y prendre l’amitié. J’ai aimé aussi la distance, la sévérité ou la tendresse avec laquelle Catherine se retourne sur cette période révolue de sa vie. Ca parlera à tout les lecteurs parce qu’on est tous passés par cette période et que l’on y pense parfois avec tendresse ou avec effroi, on a tous fait des choses qu’on ne referait pas maintenant, eu des moments de grâce aussi.

C’est aussi un livre sur le manque, l’absence de l’amie, la confidente, celle qui a été la personne la plus importante à une période de notre vie. Qui a perdu un ai cher ne peut qu’être touché et adhérer à ce premier roman très réussi.

Verdict : 

A lire et faire lire à vos ados, cela peut permettre de dédramatiser certaines situations, de mieux comprendre ce qui se passe dans la tête des ados, et pour les ados à se préserver et comprendre que les choix qu’ils font à cette période peuvent être déterminant pour le reste de leur vie. Un premier roman réussi et subtil.

  • Broché: 250 pages
  • Editeur : LA BELLE COLERE (26 octobre 2018)
  • Prix : 19,00€
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