Le carnaval des innocents, Evelio Rosero

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L’HISTOIRE
Le docteur Justo Pastor Proceso a tout pour être heureux. Il est gynécologue dans une petite ville du sud de la Colombie, il a une résidence secondaire, une femme coquette, deux filles et un hobby : la recherche historique sur la véritable histoire de Simón Bolívar. Le carnaval de décembre 1966 met à mal l’harmonie de son univers. Obsédé par ses découvertes, il fait préparer par les meilleurs artisans de la ville un char de carnaval burlesque, pour montrer la vérité sur Bolívar : le Libérateur s’est attribué des victoires sur des champs de bataille où il n’a jamais mis les pieds, il mentait sans pudeur et enlevait et violait les petites filles à peine nubiles. Sauf que pareille offense au héros national ne passe pas inaperçue, surtout dans la petite ville de Pasto : on crie au scandale, les notables se liguent contre lui, et don Furibard du Klaxon attaque même l’atelier à l’arme à feu. Pour couronner le tout, il découvre que sa femme le trompe (avec un général et quelques autres), ses filles le méprisent et ses amis se servent de lui. On quitte alors le vaudeville pour la farce, mais le drame n’est jamais loin. Dans la Colombie de la fin des années 60 on préfère vivre dans le mensonge plutôt que de remettre les mythes en question. Dans ce roman à la fois ironique, drôle et totalement tragique, Evelio Rosero confirme son très grand talent de styliste et de raconteur d’histoires.

MON RESSENTI

Roman passionnant qui permet d’en savoir plus sur la période d’indépendance latino-américaine, j’ai aimé découvrir la Colombie à travers les pages de ce roman de qualité. Qu’est-ce qui fait que les nations et le peuple ont besoin de héros national ? C’est une question intéressante à se poser. Une véritable tragédie où se mêle la grande histoire et la petite histoire. Lors de ce carnaval très important où riches et pauvres se retrouvent sur un pied d’égalité tout le monde n’est pas innocent.

Ce livre parle des impostures, du mensonge et comment ont crée des héros, il parle aussi de la famille où là aussi il y a tant de mensonges, de postures, d’arrangements avec la vérité. L’auteur se sert de tout cela avec brio pour nous conter l’histoire de Justo Pastor Proseco, qui est mal dans sa vie personnelle qui est un fiasco sa famille se fiche de lui, son mariage est une mascarade  tout ceci agrémenté d’une bonne dose de cynisme et d’humour très noir . Un pur bonheur, il y a beaucoup d’ironie mais beaucoup de tragédie aussi et ça marche bien pour happer le lecteur et le tenir en haleine.

En tout cas, je pense que ce type de roman ne laissera personne indifférent c’est soit on aime vraiment soit on passe tout à fait à coté.

VERDICT

Tout les fans d’Amérique du Sud devraient adorer et d’histoire dans l’Histoire.

  • Broché: 302 pages
  • Editeur : Editions Métailié (21 janvier 2016)
  • Collection : Bibliothèque Hispano-Américaine
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