M pour Mabel, Helen MACDONALD

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L’HISTOIRE
Enfant, Helen rêvait d’être fauconnier. Elle nourrit des années durant son rêve par la lecture.
Devenue adulte, elle va avoir l’occasion de le réaliser.
De manière brutale et inattendue, son père, journaliste qui a marqué profondément sa vision du monde, s’effondre un matin dans la rue.
Terrassée par le chagrin, passant par toutes les phases du deuil, le déni, la colère, la tristesse, Helen va entreprendre un long voyage physique et métaphysique. Elle va se procurer un rapace de huit semaines, le plus sauvage de son espèce, Mabel. Réputé impossible à apprivoiser. Elle va s’isoler du monde, de la ville, des hommes. Et emprunter un chemin étonnant.

 » Des clairières. Voilà ce qu’il me fallait. Peu à peu, mon cerveau retrouvait ses points de repère et reprenait possession d’espaces inutilisés depuis des mois. Je passais ma vie depuis si longtemps dans des bibliothèques et des salles des professeurs, à fixer des écrans d’ordinateurs, à corriger des essais et à traquer des références universitaires. Ceci était une tout autre chasse. Ici, j’étais un tout autre animal.  »

MON RESSENTI

Un livre qui ravira à coup sur les fans de faucons et autres rapaces et qui éveillera la curiosité des autres lecteurs. L’héroïne aime ça depuis sa plus tendre enfance et nous allons suivre ses aventures. Une lecture surprenante, dépaysante et très agréable , j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire car je ne savais pas du tout où je mettais les pieds, en effet, je n’ai pas de passion particulière pour les oiseaux, les rapaces  et la fauconnerie. Mais, petit à petit je me suis laissée emportée par cette histoire vraie qui parle aussi de l’absence et du deuil.  C’est très touchant comme  Helen va se réfugier dans le dressage d’un autour : Mabel afin de pouvoir faire le deuil de son père et aller de l’avant. Chaque personne ayant eu à faire le deuil d’un proche retrouvera des étapes qu’il a vécu et qui sont très bien retranscrite ici, comme le refus, le sentiment d’injustice, le rejet, la tristesse, le désespoir et le manque. L’auteur a vraiment bien réussi à faire passer les émotions c’est bien écrit.

Par contre, quelques détails m’ont gêné, on peut comprendre que perdre son père est horrible, triste mais l’auteur ne prend jamais la peine de nous faire partager (sans sombrer dans le voyeurisme) des souvenirs, des faits qui nous aurait permis de mieux comprendre sa dépression, à quel point était-elle proche de ce père disparu. Elle est aussi très centrée sur elle-même et ça en devient même un peu pénible par moments. C’est dommage, le roman aurait sûrement gagné en intensité c’est précisément ce qui m’a manqué pour que ce soit un de mes livres préférés .  Par contre, j’ai aimé les descriptions des grands espaces, de la nature et j’ai beaucoup appris sur les rapaces et la fauconnerie qui est un univers bien particulier.

Une lecture agréable mais j’ai préféré la première partie du livre centrée sur la fauconnerie plutôt que la deuxième plus centrée sur l’auteur et parfois traînant en longueur.

VERDICT

Un roman atypique que j’ai aimé découvrir et que je conseille aux adeptes de roman initiatiques et aux fanas de fauconnerie.

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (25 août 2016)
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