Fin de la parenthèse, Joann Sfar

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L’HISTOIRE
Seabearstein met fin à son exil d’artiste maudit pour participer à une expérience artistique hors normes. L’art étant à ses yeux la seule issue possible pour une société en prise à un obscurantisme croissant, le peintre est chargé de réveiller le seul prophète non-religieux possible, qui n’est autre que Salvador Dali, maintenu cryogénisé à Paris. Il devra pour cela invoquer son esprit grâce aux mises en scènes de quatre modèles de haute couture qui recomposent des tableaux de Dali. Coupés de toute communication avec le monde extérieur, ils embarquent pour un trip mystique et philosophique totalement inédit. Sauront-ils faire renaître l’esprit du peintre surréaliste ? Et s’ils y parviennent, que pourront la culture, la connaissance et l amour dans un monde chahuté ? Questions d’autant plus fondamentales que notre héros sera, à l’issue de cette parenthèse, confronté à une réalité violente.
Un vibrant hommage à Dali et aux arts.

MON RESSENTI

Une BD singulière qui pose la question de la place de l’art dans la vie, dans nos vies. Est-ce que l’art peut sauver le monde, Quelle place donner à la culture dans un monde où tout va mal, un monde où l’on saccage le patrimoine de l’humanité ? Ce que j’aime chez Joann Sfar c’est qu’il y a toujours plusieurs niveaux de lecture dans ses BD et surtout une dimension philosophique. Vous me direz quoi de plus normal pour ce titulaire d’une maîtrise mention très bien en philo.

Je crois sincèrement que l’art peut nous sauver, nous rapprocher des autres et être un trait d’union entre des civilisations qui n’ont à priori rien à voir les unes avec les autres. Il peut aussi nous aider à accepter notre condition et nos petits tracas quotidiens. J’ai été intrigué par l’idée de départ, tout de même réveiller Dali ce n’est pas banal, être enfermé avec quatre superbes mannequins nues avec l’impossibilité de sortir pendant plusieurs jours, c’est encore moins banal. Le lecteur ne peut qu’avoir envie d’en savoir plus et de lire la suite. Cet hommage à Dali est très personnel et très originale, je n’ai pas adoré mais je n’ai pas détesté. Même quelques semaines après l’avoir lu, j’ai toujours un avis mitigé. On retrouve bien la touche du dessinateur mais la vue de ces mannequins décharnées m’a mise mal à l’aise. En revanche, j’ai bien aimé les reproductions Sfariennes des tableaux de Dali. Un bel album quand même car très soigné et très en adéquation avec l’actualité, mais il m’a manqué quelque chose pour que j’adhère complétement.

VERDICT

Ceux qui ont lu la précédente aventure du protagoniste aimeront et les fans de Sfar adhéreront totalement. Un album qui divisera on aime ou on aime pas, le mieux reste encore de le lire afin de se faire sa propre idée.

  • Album: 136 pages
  • Editeur : Rue de Sèvres (14 septembre 2016)
  • Collection : BD ADO-ADULTES
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Une réflexion au sujet de « Fin de la parenthèse, Joann Sfar »

  1. Ce qui me donne bien envie de me le faire offrir pour Noël… L’importance de l’art, j’y crois aussi, qu’il peut nous aider à nous rapprocher, j’y crois bien sûr, rien d’étonnant car j’écris et je peins. J’aime énormément les BD de Joann Sfar, Alors merci pour ton billet qui me donne envie d’aller me faire une opinion.

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