La langue de ma mère, Tom Lanoye

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L’HISTOIRE
La Langue de ma mère est le premier roman traduit en français de l’écrivain flamand Tom Lanoye,
très populaire en Flandre, aux Pays-Bas et en Allemagne, où il est le dramaturge étranger le plus joué. Frappée par une attaque cérébrale sur ses vieux jours, la mère de l’auteur perd sa langue mais pas la langue en général puisqu’elle s’exprime désormais en un baragouin furieux et inintelligible, qui traduit son désespoir et sa colère d’être incomprise. Durant toute son existence cette commerçante, bouchère à Saint-Nicolas, bourg de la province d’Anvers, a été actrice dans une compagnie d’amateurs. La langue était son instrument. Elle la maniait en virtuose au théâtre comme dans la vie où sa volubilité et son sens de la répartie, alliés à un caractère bien trempé et autoritaire, faisaient d’elle un personnage haut en couleur et parfois redoutable.

MON RESSENTI
C ‘est un hommage que l’auteur fait à sa mère, je l’ai connu avec le magnifique, magistral  » gaz- plaidoyer d’une mère damnée » ça m’a donné envie de lire son oeuvre, c’est donc le deuxième que je lis. Le moins qu’on puisse dire c’est que sa mère est un personnage, un sacré personnage même. L’histoire de ce livre est assez touchante, en effet, la mère de Tom Lanoye voulait qu’il écrive un livre sur elle, elle meurt avant suivi deux ans après par son père qui ne verra pas non plus le livre sur sa femme. C’est une volonté délibérée de l’auteur qui ne voulait pas édulcorer, tricher avec la vérité et qui du coup à préférer le faire après leurs disparitions. Il parle de sa mère qui faisait partie d’une troupe de théâtre amateur et qui maniait bien les mots  et avait le sens de la formule. Malheureusement, vers la fin de sa vie  elle fut victime d’aphasie la privant de la possibilité de parler et d’utiliser les mots qu’elle aimait tant.

J’aime la sensibilité, l’humanité qui se dégage de l’écriture de Tom Lanoye, son univers et ses choix dans les sujets qu’il traite me touche profondément. Il a cette capacité à traiter des sujets difficiles et il faut le dire, assez casse-gueule, avec une distance et une classe folle. En effet, il serait tellement facile de sombrer dans le pathos, d’essayer d’extirper des larmes aux lecteurs de façon tout à fait dirigée et il ne tombe jamais dans ce travers, il laisse le lecteur à ses propres émotions, il ne les prends pas par la main pour leur suggérer que penser, que ressentir et ça me plaît.

Ce livre parle de la vie, de l’injustice de la vie parfois, il parle de la famille aussi entre ce que l’on croit savoir et ce que l’on sait, ce qui reste caché, il nous rappelle que l’on a pas toujours le dessus sur les événements qui parsèment nos existences. J’aime beaucoup les souvenirs de certains objets, de personnes de son entourage qui sont superbement décrites on a vraiment l’impression qu’il invite le lecteur chez lui. J’ai été prise dans l’histoire de Josée sa mère bouchère et de son père amoureux transi . C’est une histoire de famille pas banale ou on trouve en alternance la vie et les souvenirs de l’auteur avant et après la maladie de sa maman. Parfois, on sourit et parfois on pleure presque. Une réussite encore.

VERDICT

Un superbe roman qui ne laissera personne indifférent. Je le conseille vivement.

  • Poche, 456 pages
  • Editeur : Editions de La Différence (27 août 2015)
  • Collection : Minos
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